Visite Nestlé – Totole

Nous avons aujourd’hui commencé la journée avec la première des différentes visites d’entreprises prévues durant le voyage. Après un trajet d’environ 1h en bus, nous sommes arrivés au centre de Recherche et Développement de Nestlé utilisé conjointement avec la marque Totole, leader de bouillon alimentaire sur le marché chinois. Cette dernière est détenue à 80% par Nestlé.IMG_2703[1]

A notre arrivée nous rencontrons Bertrand Cesar, head of R&D, qui nous informe directement qu’une coupure d’électricité a lieu en ce moment même et que donc, l’usine se trouve dans l’incapacité de fonctionner. Il nous explique ensuite que Nestlé accorde une importance primordiale à la sécurité pour l’ensemble de ses collaborateurs et qu’il est obligatoire de se tenir à la rampe des escaliers pour accéder à l’étage supérieur. Ensuite avant d’entrer dans les locaux du centre de R&D, Bertrand César nous informe que grâce au programme de sécurité des collaborateurs, ce dernier a permis d’éviter un grand nombre d’accident et ce, depuis son ouverture il y a 10 ans. Tous installés dans la salle de conférence surchauffée en raison du manque de clim, munis d’une bouteille d’eau de la marque Nestlé nous entamons une discussion sur la position de Nestlé en Chine. La présentation ne s’est pas déroulée comme prévue suite à l’interruption de courant et de ce fait, aucun support visuel n’était disponible. Malgré cet imprévu, il a tout de même réussi à nous communiquer les points essentiels grâce à la vieille méthode, le tableau blanc.

Nestlé en Chine c’est donc 55’000 employés, 4 centres de R&D et c’est devenu en quelques années le 2è marché le plus important au niveau mondial. Une particularité du marché chinois qui nous a été exprimée de nombreuses fois durant la journée est l’extrême importance accordé à la sécurité alimentaire de la part des consommateurs chinois ! Ceci est lié à plusieurs scandales alimentaires et donc, le gouvernement prend des mesures drastiques pour éviter que cela se reproduise.

Nous avons appris de cet entretien que les travailleurs chinois accordaient une grande importance à leurs conditions de travail et n’hésitent pas à aller voir ailleurs s’ils estiment qu’ils peuvent trouver de meilleures opportunités ailleurs. De plus, nous avons été sensibilisés aux challenges liés à l’interculturalité auxquelles sont confrontées les entreprises multinationales.

Les conditions n’étaient pas en notre faveur : cette coupure de courant ayant duré toute la matinée, nous n’avons malheureusement pas pu visiter les usines car toutes les machines étaient à l’arrêt. Malgré cela, cette première visite fut une expérience enrichissante et nous a sensibilisé à la relation entre une multinationale et une entreprise privée chinoise.

Signé: Amélie & Raphaël

Sans titre

Hier, nous avons eu la chance de rencontrer trois responsables de Carrefour Chine. La visite a commencé par un aperçu des alentours du bâtiment qui nous a permis de prendre connaissance de l’environnement dans lequel l’hypermarché est implanté depuis 2004. A cette époque, il n’y avait encore rien dans les environs.

Par la suite, M. Loïc Frouart, M. Olivier Tollet et M. Xavier Bodenes nous ont chaleureusement accueilli dans les bureaux de Carrefour Chine dans le quartier de Putuo à Shanghai. La rencontre a commencé par une brève introduction concernant la situation économique, politique et sociale actuelle de Chine. Nous avons notamment appris que les 238 magasins du pays avaient été regroupés en 6 régions qui, malgré une administration régionale, étaient gérés de manière centralisée dans le siège de l’entreprise. Ce mélange entre une gestion centralisée et à la fois décentralisée est une pratique caractéristique de la Chine à laquelle l’entreprise a dû s’adapter.

Nous avons également appris que 20 magasins étaient ouverts chaque année et que les emplacements choisis étaient en périhérie des grandes métropoles, suivant ainsi une politique de “Hub development“.

Plus tard, M. Bodenes, responsable de a sécurité alimentaire et de la qualité nous a renseigné sur les principales préoccupations de l’entreprise qui du reste a récemment effectué d’importants investissements pour garantir la provenance de ses produits. La sécurité alimentaire est d’autant plus difficile à garantir de par le fait que les fermiers, principaux fournisseurs locaux de Carrefour, n’ont pas de formation particulière et sont habitués à utiliser de faux engrais et de faux pesticides ce qui engendre d’importants problèmes de santé. Carrefour a donc décidé de mettre en place un système de collaboration avec ses fournisseurs afin de les sensibiliser aux méfaits de l’utilisation de faux pesticides.1

Après avoir posé quelques questions aux responsables durant le lunch, nous avons effectué une visite du magasin en compagnie de Madame Cinde Ju et nous avons eu la chance d’accéder au cœur des laboratoires permettant de tester la qualité des produits. Les chimistes choisissent des produits qui subissent différents tests pour contrôler la présence de substances dangereuses.

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Après cette visite nous sommes retournés dans les bureaux de Carrefour et nous avons reçu de précieuses informations concernant une des principales innovations de Carrefour en Chine, le “COS, Central Operation Security Center“. Cette infrastructure unique, mise en place dans le cadre de la gestion des risques, permet de centraliser les données de tous les Carrefour de Chine. Par exemple, si un des frigos du Carrefour de Beijing tombe en panne, un signal sera immédiatement envoyé au COS à Shanghai. Cependant, le COS ne réagira que dans le cas où l’enseigne ne prend pas les mesures nécessaires. Ce centre fournit ainsi toutes les informations nécessaires au bon fonctionnement des affaires ainsi qu’à une gestion optimale d’éventuelles situations de crise.

Au terme d’une visite de plus de 4 heures pendant lesquelles les responsables ont été disposés à répondre à toutes nos questions, nous avons pu vérifier le business model canevas de Carrefour Chine que nous avions établi en Suisse. Nous avons ainsi pu éclaircir tous nos doutes et valider ou non les différentes hypothèses que nous avions émises.Nous tenons finalement à remercier chaleureusement M. Loïc Frouart, M. Olivier Tollet et M. Xavier Bodenes de nous avoir accordé autant de temps et de nous avoir donné cette opportunité unique de visiter le cœur de Carrefour Chine.

Le groupe Carrefour

Céline, Charlotte, Ken, Matteo, Paul et Shalini

Shanghai rallye

Le deuxième jour de notre visite a Shanghai, nous sommes partis a la découverte de la ville de Shanghai hors des sentier battus. Nous avons ainsi du dépasser la barrière de la langue pour obtenir un rendez-vous dans une agence immobilière, et même visiter un apparentement a louer! Ainsi, nous avons découvert qu’un petit appartement de “luxe” dans une tour récente coûte environ 7500 yuans, ce qui représente un peu plus de 1000 CHF. Ce montant semble faible, mais il faut le comparer au revenu chinois, bien plus faible qu’en suisse.

Nous en avons également profité pour observer la présence des marques suisses dans la ville: la marque de Nestlé est apposée sur quelques produits visibles dans les rayonnages des supermarchés, mais la présence publicitaire principale concerne plutôt des marques horlogères présentes dans le métro:

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La visite de la ville s’est conclue par une petite visite d’un temple, une petite ile de tranquillité dans cette ville tentaculaire.

Raphaël Pianta, 8.juillet 2014

Rencontre avec les étudiants chinois de la SHUFE

Cet échange inter-culturel était une expérience très enrichissante et extrêmement plaisante. J’ai personnellement eu la chance de recevoir en cadeau ce magnifique “noeud chinois” symbole de décoration dans la fête de printemps chinoise. De plus la discussion avec ma charmante partenaire était si naturelle et amicale que le temps est passé très vite. Malgré cela nous avons eu le temps d’échanger plein d’informations sur leur réelles conditions de vie et leur manière de percevoir les loisirs et les études qui était fort différente de la nôtre.Après un échange d’email et des adieux chaleureux nous avons rapidement créé un contact qui nous permettra de continuer cet échange cross-culture fort plaisant.
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Fabio

Les séances du jeudi après-midi à Geopolis sont finies : place à l’action !!

Tout d’abord, un petit retour sur les vacances de Pâques qui sont maintenant loin à la vue des vacances d’été, mais qui n’ont pas été sans travail pour les teams de Shanghai 2014.

Divisés en groupes les étudiants ont travaillé sur les grandes tendances de la Chine contemporaine : urbanisation, consommation, production, éducation et R&D ainsi qu’ Internet – des thèmes importants qui font souvent la une des journaux et qui caractérisent la croissance de la Chine passée, présente et future…

Pour la séance après Pâques les étudiants ont préparé une présentation de 10 minutes résumant les points-clés de leurs thèmes. L’objectif est double : attirer l’attention sur les tendances et forces macro-économiques que peuvent influencer les business model des entreprises en Chine et sensibiliser les étudiants à suivre l’évolution de ces tendances afin de créer des « experts » en la matière. Ces experts se trouveront chacun dans un groupe pour le projet final, i.e. l’analyse et l’adaptation du business model d’une entreprise étrangère en Chine.

La séance suivante a fait un retour sur la notion de global mindset et mis en scène une activité dans laquelle les Chinois excellent : la négociation ! L’art de la négociation est déjà en soi difficile mais si on y ajoute les contraintes interculturelles, le défi est d’autant plus important. Pour préparer la séance les étudiants ont été assignés soit à l’équipe de négociation chinoise, soit l’équipe américaine ou soit au rôle d’observateur. C’est avec le cas « Negotiation in China: How universal? » que les quatre tables de négociation se sont confrontées (plus ou moins calmement) pour décider de l’ouverture d’un parc d’attraction en Chine. A la clé, des contraintes matérielles, d’emplacement, de budget, de types d’attractions mais surtout les contraintes culturelles, les différents styles de négociation à adopter (direct vs. indirect, individualisme vs. collectivisme, égalitaire vs. hiérarchique, séquentiel vs. holistique).

La négociation se préparant en amont, chaque groupe a du évaluer sa BATNA (Best Alternative to a Negotiated Agreement). Une première entente fut donc déjà nécessaire à l’intérieur du groupe pour définir les objectifs, les rôles et la tactique de négociation. Au final chacun a défendu avec passion ses intérêts – tous les groupes n’ont pas trouvé un accord malgré le fait que les dernières minutes de négociation se soient révélées très efficaces !negociation

Le debrief quant à lui a eu lieu la semaine suivante et est venu clôturer le module « Global Mindset ». La première partie a consisté en une discussion sur les malentendus rencontrés. L’interprétation du langage verbal et non-verbal des Chinois est un des points importants de cette discussion. Le but étant de sensibiliser les étudiants aux signaux de la partie adverse afin de comprendre quand des concessions doivent être faites. En effet, dans une négociation win-win, pour agrandir la part gâteau il est important de se mettre à la place de la partie adverse et voir plus loin, pour construire le « pont » qui permet de dépasser la barrière culturelle.

Ensuite c’est avec le travail de l’artiste Liu Yang et le visionnement de trois petites scènes tirées de films que les étudiants ont été exposés aux différences culturelles dans la vie de tous les jours. Toutes ces activités ainsi que le test « Intercultural Effectiveness Scale » (Kozai Group) ont pour but d’équiper les élèves dans l’optique de construire leur « Global Mindset Roadmap » – l’idée étant d’une part de discuter des concepts les plus pertinents pour un « manager global » et d’autre part de stimuler la réflexion et la projection dans un environnement interculturel et professionnel.

Enfin la séance s’est terminée avec le moment tant attendu, i.e. l’annonce des entreprises et des groupes pour le projet final. Cette année les étudiants travailleront sur C&A, Lacoste, Carefour et Toys’R’us. Dans cette optique, les étudiants devront présenter lors de la dernière séance à Lausanne le modèle d’affaires des entreprises en Suisse/France. La présentation est basée sur les 2 canevas « business model » et « value proposition ». Grâce au généreux soutien de l’équipe Business Model Generation (dirigé par Alexander Osterwalder et le Professeur Yves Pigneur) les étudiants pourront réaliser la modélisation sur Strategyzer.com.

Ainsi la dernière séance fut divisée en deux parties : la présentation des groupes et la présentation des techniques d’entretien. En effet  durant le voyage à Shanghai les étudiants auront l’occasion de rencontrer un manager de leurs entreprises respectives et de poser les questions afin de valider les hypothèses du « business model » en Chine.

Un conseil personnel pour les étudiants : préparez bien l’interview et concentrez-vous sur 3-4 thèmes important, le temps à disposition passe toujours trop vite !

Comment préparer au mieux les élèves à l’entretien ? Réaliser une simulation avec les deux professeurs jouant le rôle du manager «trop sympathique», «ultra-occupé», «binaire», «ultra-directif» ou du manager «parfait». Le but étant de développer une stratégie d’entretien pour éviter ou savoir se sortir de situations délicates.

La fin du semestre s’est voulue festive avec un apéro réunissant les alumnis du voyage à Shanghai 201X marquant ainsi la fin des cours à Geopolis et le début de l’action !

Prochaine étape : rendez-vous dans le lobby du Howard Johnson Caida Plaza le 6 Juillet à 13 heures.

Valeria Pelosini

P.S. : Je me réjouis de lire les récits du voyage! A vous de jouer !!!

Les entreprises de Shanghai 2014

Une partie importante du dispositif pédagogique de Shanghai 201x s’articule autour de la comparaison du modèle d’affaires d’entreprises présentes en Europe et en Chine. Cette année 4 groupes d’étudiants auront la tâche de décortiquer les modèles d’affaires et leurs différences de Lacoste, Carrefour, C&A et Toys’R’Us. D’ores et déjà un grand merci à ces enseignes pour leur soutien.

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Shanghai 2014, c’est parti !

Les 22 étudiants sélectionnés au cours « Doing business in emerging markets » sont désormais à mi-chemin de leur préparation pour le voyage d’études à Shanghai du 6 au 16 juillet 2014.

Grâce à leur passion démesurée pour la transmission du savoir et aux retours enthousiastes des étudiants ayant participé aux éditions 2012 et 2013, les professeurs organisateurs Marc Laperrouza et Maia Wentland ainsi que les généreux sponsors ont relancé le défi du voyage à Shanghai. Cette année le défi est d’autant plus d’important car les modules de préparation au voyage ont lieu tout au long du semestre. Le but étant d’approfondir les connaissances sur l’empire du Milieu et de préparer au mieux les étudiants au choc culturel qui les attend dans quelques mois…

Depuis leur sélection avec une vidéo de motivation de 2-3 minutes en anglais, les élèves se trouvent au nouveau bâtiment du Geopolis tous les jeudis après-midi. Les activités sont plus que variées et l’objectif d’enrichir le « global mindset » est toujours présent dans les séances. En effet, l’un des grands objectifs de ce projet issu du Fond d’Innovation Pédagogique de l’Université de Lausanne, est de sensibiliser les jeunes étudiants d’HEC aux enjeux économiques, sociaux, politiques et culturels de la Chine, pour qu’ils comprennent la nécessité d’adapter le modèle d’affaires et le management à l’environnement local.

Cet état d’esprit global a été introduit dès le début du semestre, lors d’un « focus group » réalisé avec un groupe de 10 élèves volontaires auprès du Centre de Soutien à l’Enseignement. Encore peu conscients de ce large concept les étudiants sont rentrés dans de vives discussions et échanges d’opinions.

Dès la première séance, les élèves ont vite compris que ce cours n’était pas comme les autres. Après la présentation du voyage et des délivrables du cours, les interactions entre étudiants et étudiants-enseignants sont lancées. Les élèves sont amenés à se présenter devant la classe et définir leurs critères de succès du voyage. Ainsi ils commencent à faire connaissance avec les autres participants mais aussi avec eux-mêmes. En effet l’exercice d’écrire 5 principaux talents et téléphoner à 3 personnes pour discuter de ses talents, confirme et parfois surprend sa propre vision de soi (exercice que je conseille à tout le monde, les surprises sont à la clé !). L’exercice devient encore plus intéressant quand il s’agit de repérer un collègue qui n’a aucun de ses propres talents et découvrir une affinité commune pour la reporter sur le tableau.

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Dès la deuxième séance, les étudiants sont mis au travail. Le devoir est écrire son « profil » avec les éléments suivants : La Chine en 3 mots – Un personnage chinois qui m’inspire et pourquoi – Le secteur et/ou la fonction de mes rêves – Mes objectifs pour le voyage et comment je pense m’y prendre pour les réaliser. Si certains aspects sont gardés confidentiels par le professeur, il en résulte une séance de discussions autour de quatre concepts clés : l’économie, la politique, la technologie et la société chinoise. La séance survole aussi les évènements historiques importants de la Chine et est animée à la fois par le chant des Dynasties Chinoises en version « frère Jacques » (très bien interprétée par les élèves☺) ainsi qu’un atelier-dessin visant à prendre connaissance de la carte de la Chine.

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La troisième session voit la participation du premier intervenant externe et met en scène un atelier très original et apprécié par les élèves. Menée en anglais par le Prof. Joe DiStefano, professeur Emeritus à l’IMD, cette séance est loin d’un cours traditionnel. La session est construite autour d’un jeu « Bafa Bafa », qui voit les étudiants divisés en deux groupes : les Alphas et les Betas. Chaque groupe est réuni dans une salle pour exercer sa propre culture sous forme de jeu. Le jeu est bien sûr le même pour les deux groupes mais les règles de jeu et la signification des cartes bien différentes! A chaque tour (trois en total) deux observateurs de chaque équipe doivent sortir de leurs salles pour visiter « l’autre » culture. Le but étant de jouer aux cartes en s’adaptant aux règles voisines. Les deux « étrangers » doivent faire preuve d’un œil observateur, d’adaptation et d’apprentissage rapide ainsi que d’un esprit de synthèse lors du partage de leur expérience avec le reste du groupe – après chaque tour les deux observateurs ont un moment pour partager leur expérience avec leur équipe. Le grand enjeu est alors l’interprétation des scènes vécues. Le but de cet exercice étant de sensibiliser les étudiants aux différences culturelles et d’améliorer leur capacité de surpasser les barrières à l’entrée d’une nouvelle culture.

La quatrième séance est un retour sur les évènements historiques de la Chine contemporaine. Pour cette séance il a été demandé aux élèves de faire ressortir leur esprit critique en répondant à un questionnaire sur deux vidéos d’Arte. Il est à noter que les élèves ont reçu les félicitations du professeur pour leurs réponses aux questions (ceux qui connaissent Marc savent que c’est un évènement rare). Bien que relativement théorique, cette séance est essentielle pour comprendre l’environnement macro-économique en Chine et ses enjeux futurs.

La cinquième séance permet le retour sur les canevas « business model » et « value proposition » développés par Alexander Osterwalder et Professeur Yves Pigneur, à HEC Lausanne. D’autre part elle appréhende quelques notions de la distribution. Conduite par Boris Fritscher, cette séance de travail en équipe permet de replonger les étudiants dans les « best practices » pour le « design » d’un canevas et les techniques de « storytelling ». En fin de séance, les élèves sont armés des techniques d’observation pour pouvoir ensuite les tester sur le terrain : dans le magasin de Manor à Lausanne. En effet, pour la dernière séance avant les vacances de Pâques, les élèves doivent préparer le « business model » et « value proposition » canevas de Manor. Cette fois-ci, la présentation doit être plus que soignée : Pierre-Antoine Binard, directeur finance et stratégie du groupe Manor est le maître de conférence. Après un exercice de questions-réponses mené par M. Binard et quelques conseils de Boris, les canevas (business model et value proposition) sont prêts à être présentées.

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La séance se termine avec la présentation de M. Binard qui révèle les aspects « backstage » du « business model ». Très centrée sur la pratique, cette séance a permis d’élargir les connaissances dans le domaine de la grande distribution, de comprendre comment l’observation sur le terrain doit être menée afin de remplir le plus possible le business model canevas et quels éléments ne peuvent pas être révélés.

Début de semestre très intense pour les 22 étudiants ! La suite se veut prometteuse…

Préparé par Valeria Pelosini, avril  2014

L’éducation en Chine

Notre voyage avait pour but d’activer nos vénérables cerveaux d’universitaires et de les pousser à réfléchir d’une manière totalement différente de ce que nous avions l’habitude jusqu’alors. Nous avons réfléchi sur des thèmes tels que l’innovation, la propriété intellectuelle, les incubateurs, l’urbanisation, et j’en passe… Mais si nous avons parcouru plus de 9000 kilomètres pour s’immerger dans ce nouvel univers, des dizaines de milliers d’étudiants chinois se posent ces mêmes questions chaque jour.

Dans les bureaux de swissnex, nous avons pu parler de l’innovation en Chine avec une ancienne étudiante chinoise. Sans reprendre les propos déjà énoncés dans le post –From « Made in China » to « Innovate in China »-, je peux toutefois rappeler que l’innovation est un sujet central pour le gouvernement afin de maintenir le niveau de croissance actuel. Comment y parvenir ? Une des solutions évidente est de former des talents et c’est ce à quoi Xi Jinping et son équipe travaille dur comme fer. La difficulté cependant, d’après notre « conseillère chinoise » (nous étions divisés en trois groupes de discussion avec chacun une employée de Swissnex d’origine chinoise) se situait au niveau du changement de paradigme : comment passer d’une culture de la copie à une culture de la prise d’initiative. Elle nous expliquait que depuis tout petit les chinois étaient habitués à copier, en faisant référence à l’apprentissage des caractères chinois. Ceci est le point central du système éducatif chinois, le gouvernement doit revoir l’éducation nationale afin de laisser de la place à l’improvisation, l’esprit entrepreneurial, etc. Si le gouvernement investi de plus en plus dans l’enseignement universitaire, et que le nombre de gradués augmente chaque année (+ de 8 millions de diplômés en 2011), l’axe crucial ici reste la qualité des gradués. En effet, si l’on s’en fie au nombre de brevets convertis, la Chine ne talonne toujours pas les premiers du classement (la qualité n’est pas égale à la quantité).sufe

Notre rencontre avec des étudiants chinois de la SHUFE (Shanghai University of Finance and Economics) nous a laissé entrevoir cette procédure de changement. Lors de l’exercice au cours duquel nous devions présenter chacun notre binôme chinois et vice-versa, un bon nombre d’étudiants locaux nous ont confiés leurs volontés d’entreprendre, de créer de nouvelles choses. Un signe éloquent que nous, universitaires occidentaux, ferions bien de prendre au sérieux.

Raphaël Le Hoang