Journée aux couleurs de la Suisse!

Au programme de la journée: la visite de deux entreprises suisses et une organisation gouvernementale : Nestlé, Schlinder et swissnex.

Nous arrivons premièrement à Nestlé. L’orateur commence par une brève introduction sur la sécurité du bâtiment afin d’accentuer l’importance de cette dernière dans la culture de l’entreprise.

La présentation se transforme très vite en une session interactive animée par les questions enthousiastes des étudiants. Tellement vite qu’à la fin de la présentation nous nous rendons compte qu’une seule slide a été passée.

Du territoire à la recette…

LaCchine est un territoire immense qui peut être comparé en terme de diversité à l’Europe. Au niveau culinaire, aller manger « chinois » est aussi ridicule que de dire que l’on va manger « européen ». Pour Nestlé la compréhension des différences de ce territoire est cruciale pour le lancement de nouveaux produits adaptés à la demande. L’entreprise doit s’imprégner des saveurs locales en s’immisçant dans les cuisines des particuliers afin de « copier » les recettes traditionnelles de chaque région. Par la suite des cuisiniers reproduisent ces recettes pour les tester sur des échantillons de consommateurs. La source et le succès du lancement d’un nouveau produit résident donc dans la proximité avec les consommateurs afin de premièrement traduire ces saveurs et ensuite de pouvoir les tester.

De la recette au produit…

C’est à ce moment là que les scientifiques rentrent dans le processus afin de transformer cette recette en produit. Le centre de recherche et développement (R&D) met en route tout un plan d’action afin de créer ce produit pour qu’il soit concurrentiellement parlant avantagé (innovation). Une fois ce produit physiquement créé il faut encore que ce dernier soit productible à large échelle dans l’usine Nestlé ou Totole (partenaire chinois de la marque) et qu’il soit intéressant de le produire. Pour tester cela une ligne de production est présente dans le centre de R&D que nous avons eu la chance de visiter.

Un dernier aspect intéressant qui a émergé durant la conversation était celui de l’influence culturelle dans le processus de création de nouveaux produits. En effet, dans un laboratoire de R&D il est nécessaire de stimuler l’innovation. Innover signifie tester et essayer des nouvelles choses et donc souvent faire des erreurs. Culturellement parlant, les Chinois ne s’exposent que très rarement aux risques de commettre une faute dûe à une initiative personnelle. Pour résoudre ce manque d’initiative à l’innovation Nestlé a développé une politique d’entreprise visant à ne pas pénaliser ses travailleurs en cas d’erreur et à reconnaître les réussites. 

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Nous nous dirigeons maintenant au siège de Schindler.

“Vertical cities within cities ”

Etant donné que Schindler est une entreprise qui produit des ascenseurs et des escalators, la croissance de cette firme est fortement corrélée avec l’urbanisation. La tendance de cette dernière tend vers un développement vertical: des immeubles de plus en plus hauts réunissant de plus en plus de personnes sur une surface plus petite au sol. Il faut donc faire preuve d’imagination pour se rendre compte que le mouvement d’une âme dans cette tendance de développement réunit deux types déplacements : horizontale jusqu’à l’immeuble et ensuite au sein de ce dernier verticalement.  Qui accepterait de parcourir 400 mètres en s’arrêtant 110 fois à des étages différents ? En plus de cela il faut rajouter que 4000 personnes ont besoin d’un déplacement quasi au même moment. Il faut également considérer le flux matériel qui doit transiter soit à l’entrée soit en sortie. La coordination du déplacement verticale est donc le challenge du futur pour une entreprise telle que Schindler qui aspire à devenir le “top urban mobility provider”.

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La dernière halte nous emmène à swissnex où nous sommes attendus pour participer à un workshop autour de trois thèmes pilotés par des expertes chinoises : l’innovation, l’éducation et les réseaux sociaux en Chine.

Concernant les réseaux sociaux deux différences flagrantes sont ressorties. Premièrement les plateformes sont différents en elles-mêmes (e.g., Facebook est remplacée par Renren). Deuxièmement l’utilisation et la finalité de ces réseaux sont différentes. En effet, les réseaux sociaux en Suisse sont utilisés à titre de divertissement alors qu’en Chine les équivalents sont utilisés afin de rechercher de l’information.

La question concernant l’innovation visait à répondre la question suivant : La Chine est-elle ou deviendra-t-elle une puissance en terme d’innovation? La réponse est non au jour d’aujourd’hui mais potentiellement dans le futur. En Chine l’éducation est linéaire: la réflexion n’est pas stimulée car l’apprentissage est centré autour de la mémorisation. Ce qui prouverait la tendance inverse est qu’en Chine beaucoup d’investissements se font dans les startups (gouvernement, universités, incubateurs…). Ces deux contradictions font de l’avenir de l’innovation chinoise un futur incertain.

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Au menu pour la soirée : prendre des forces et faire une courte pause dans un restaurant chinois pour se remettre immédiatement à travailler jusqu’à tard dans la nuit en groupe sur les projets respectifs.