Et bien, il y avait un ter…

(Pour ceux qui suivent nos aventures régulièrement, vous savez à quoi je fais référence. Pour les autres, tant pis…)

Lundi 30 juillet, 08h00. Déjà la fin du séjour qui s’annonce et avec elle, la dernière journée de visites que Marc nous a méticuleusement concoctée, à Hangzhou, une charmante ville située à une heure de train rapide de Shanghai. De très jolis parcs, une grande rivière, des lacs… en résumé, plus de verdure que nous n’en avons vue durant les huit jours précédents et un grand bol d’air frais pour les moins citadins d’entre nous.

Nous partons en car de l’hôtel, accompagnés de Kelsey, une guide adorable qui non seulement prend soin de nous conduire à travers la ville mais surtout de nous en apprendre un peu plus sur celle-ci, son histoire, ses habitants, ses quartiers, ses entreprises. Sa façon passionnante de nous faire découvrir son environnement contribue à ce que le trajet passe à une vitesse folle. Au point qu’à peine partis, nous voilà déjà au pied du bâtiment de la première entreprise qui doit nous accueillir pour cette journée, Hempel International (pour être claire, le nombre de visites prévues aujourd’hui se monte à quatre, sans compter les activités culturelles programmées en fin d’après-midi, d’où mon titre… Je ne vous relaie par conséquent dans cette publication que les moments que j’ai estimés les plus forts.).

C’est une entreprise de textiles chinoise très présente sur la scène internationale. En effet, celle-ci fabrique non seulement des vêtements pour ses propres marques mais également pour des grandes enseignes telles que Gap, Armani, H&M, Zara, etc. Si nous pensons assister à une présentation plutôt abstraite au sein de leurs locaux, nous nous apercevons vite que la personne en charge de nous recevoir nous emmène directement sur l’un de leurs sites de production. De quoi constater par nos propres yeux ce que des émissions télévisées comme Capital nous ont déjà souvent montré. Mais croyez-moi, en vrai, c’est bien plus impressionnant ! L’entrée du premier étage auquel nous accédons nous permet assez rapidement de prendre conscience du gigantisme des lieux et du nombre d’employés (6’000 au total) œuvrant dans des espèces de hangars colossaux où la température s’élève à plus de 30°. Si cette première impression peut choquer certains d’entre nous, nous nous rendons cependant compte, fil de la visite, que les conditions de travail de cette entreprise semblent en réalité assez bonnes eu égard aux reportages catastrophistes que nous avons pu un jour ou l’autre visionner. Je sais, vous allez me dire qu’une entreprise n’offrant pas une qualité de travail correcte à ses employés ne nous aurait jamais emmenés dans ses locaux et vous avez raison. Cependant, je pense qu’il est également important de souligner quand les choses vont bien, ou pas trop mal. Si les employés de cette société travaillent en moyenne dix heures par jour et dorment, pour la plupart, sur place, il semble qu’ils bénéficient quand même d’un environnement de travail acceptable.

Rien à voir cependant avec une autre compagnie que nous allons visiter et dont le campus dégage une toute autre atmosphère, favorable, selon les personnes nous prenant en charge, à la détente, donc à la créativité et la productivité. Pour faire court, Netease est un développeur de jeux vidéo online (à la Worldcraft notamment, pour les adeptes), un fournisseur de services mail et de manière très résumée une espèce de « google chinois » (mais sans aucune comparaison au niveau des parts de marché). Une brève présentation théorique et nous voilà à la découverte de leur site, antithèse exacte de l’entreprise précédente et révélatrice des différentes tendances de management du personnel entre des secteurs d’activité recourant à des moyens de production plus ou moins traditionnels ou modernes. Une grande cour centrale, des espaces verts, des coins canapés, un fitness, une salle de jeux, une cafétéria immense et lumineuse. De quoi trouver ça presque suspect… Pourtant, un dîner en compagnie de quelques-uns de leurs employés suffit à nous convaincre. Tant que le travail est fait, les horaires de présence sont fixés entre 10h00 et 18h00, avec un lunch servi entre 12h00 et 13h00. De quoi donc faire des envieux pour quelques-uns d’entre nous, à condition tout de même de garder à l’esprit que les employés chinois n’ont pas de vacances (de quoi vous vous plaignez avec vos quatre, voire cinq semaines par année ?).

La dernière partie de la journée que je vais vous raconter (parce qu’il y en a eu d’autres, dont le spectacle de son et lumières créé par l’artiste en charge de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques. Non seulement une véritable performance d’artistes sur un lac mais également, pour les plus romantiques d’entre nous, une magnifique histoire d’amour. Je ne m’étends cependant pas sur le sujet ayant fait le choix, après maintes tentatives, de profiter du spectacle plutôt que de m’énerver avec des photos toutes plus ratées les unes que les autres…) repose sur la visite du temple de Lingyin, également démesurément grand. Je vous le précise dès à présent afin que vous preniez conscience que, malgré la beauté des lieux, nous avons marché pendant environ deux heures à 38°, avec un taux d’humidité approximatif de 80-90%. Donc un peu de compassion en plus de l’émerveillement, s’il vous plaît. Bref… un endroit véritablement paradisiaque que je vous laisse découvrir en images, simplement…

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