Texte-tile

hempel

Avec 35% des exportations mondiales de vêtement, la Chine est considérée comme le meneur mondial de l’industrie textile. A titre de comparaison, L’ensemble des pays d’Asie du Sud-Est ne représente en revanche qu’une proportion d’environ 10% à 12%. La fin du système de quotas d’exportation imposés par l’union européenne et les Etats-Unis a ouvert de nouvelles perspectives pour la Chine. L’industrie textile est logiquement devenue un pilier de son économie. Elle procure, directement ou indirectement, un revenu à quelque 100 millions de Chinois. Hangzhou, une ville sous provinciale située à 200 kilomètres au sud-ouest de Shanghai, a développé une importante industrie vestimentaire et est surnommée “the city of women’s wear”. Il était donc très intéressant pour nous (deux filles fans de mode) de se déplacer directement dans cette ville et d’en visiter ces nombreuses fabriques. Nous sommes donc arrivés à Hangzhou après un long périple durant lequel la météo ne fut à notre grand regret pas des plus favorables.

Ce matin, toujours à Hanghzou, le réveil fut accompagné d’un petit déjeuner plus exotique que d’habitude. Après nous être dopés de café et de thé, nous avons eu la chance de visiter Hempel International Group, une entreprise multinationale principalement engagée dans le textile féminin. Avant de vous dévoiler de plus amples détails sur la visite, je vous propose quelques mots concernant Hempel. Elle emploie actuellement plus de 6000 employés en Chine, et produit des vêtements pour des marques telles que H&M, Zara ou encore Gap. Son marché est principalement internationale élevé à 90% contre 10% pour la Chine.
En 2002, Hempel commence à créer et designer ses propres marques et installe environ 200 magasins dans le pays. Ses deux marques principales sont Hailive et Nancy destiné à différents segments de consommateurs. Cependant en terme de bénéfices, le marché local et ses propres marques lui rapportent 15% du bénéfice total.Untitled1

Notre visite s’est principalement orientée sur les 2 étages de fabrication des vêtements. Nous étions accompagnés de trois guides chaleureux prêts à répondre à toutes nos questions dont Sabrina. Première observations, les employés sont répartis selon la couleur de leur T-shirt dans différentes sections allant de la découpe du vêtement à l’assemblage des différentes pièces. Aussi, la chaine logistique est contrôlée : les employés étaient installés par paire sur la ligne de production, et chacun d’entre eux s’occupait d’une tâche spécifique pour ensuite passer le vêtement à la prochaine personne. Dans cette même section, Hemple a investit dans des machines japonaises permettant d’automatiser le traitement du vêtement pour des commandes de plus de 5000 pièces.Untitled2

Sabrina, une des guides avec laquelle nous avons particulièrement discuté, nous a appris qu’il faut environ 60min pour un vêtement de qualité tel que H&M et 120min pour un vêtement dit « High Fashion ». En ce qui concerne les prix, nous avons été surpris par la marge encaissée par certaine de nos marques favorites. Mesdames, saviez vous qu’un manteau GAP, par exemple était troqué à l’entreprise pour 29$, alors que celle-ci le revend approximativement à 109$, soit une marge d’environ 80$ ? Bien évidemment, le client (ici GAP) doit prendre en considération les frais de transport, mais Sabrina nous expliqua que le prix ne variait pas tant par le type de produit mais par la quantité d’articles transportés dans un container.Untitled3

En parlant de livraison, Sabrina estime le temps entre la commande par le client et la livraison des articles en magasin à 30 jours. Après la production et la vérification des produits, ceux-ci sont emballés et stockés dans deux hangars. Le plus gros clients d’Hempel international est H&M, c’est pourquoi tout les lundis, 6 camions partent de l’entreprise Hempel en direction du port de Shanghai pour ensuite être transporté dans les différents pays (Europe, Amérique, Australie).Untitled4

Finalement, nous avons été invité à prendre connaissance des bureaux et surtout du Show Room situé dans la section recherche et développement. Cette pièce ressemble à un énorme dressing dont toute les femmes en rêve mais est destiné au designer des clients de Hempel afin de décider des nouvelles collections. Les produits exposés dans cette pièce ne sont pas des vêtements produits directement par Hempel, mais des modèles choisit et acheté par Ana (gestionnaire du Show Room) qui scrute les boutiques à la recherche de la nouvelle tendance. On a pu apercevoir des articles de différentes marques comme Sandro ou encore miss sixty. Par la suite, les designers se retrouvent directement chez Hempel, et choisissent des éléments des modèles proposés par Ana. C’est à dire, qu’un designer peut choisir la matière d’un certain modèle mais préféré la forme d’un autre. Il pourra aussi le personnaliser grâce aux nombreux choix de boutons ou tissus proposés. Apres coup, Hemple s’occupera de la production des habits définit. En outre, pour répondre à une demande en perpétuel changement, Ana modifie ses propositions de vêtements environs tout les 3 à 4 mois, pour chaque saison. Lors de notre visite, les vêtements proposés, étaient destinés à la collection d’habit hiver 2014.Untitled5

Nous sommes revenus avec Ana sur le sujet de la provenance des tissus. Elle a affirmé que la plupart des matières premières provenaient de fournisseurs chinois, cependant certaines entreprises insistent à ce que leurs vêtements soient fait avec du tissu italien, et importent alors le tissu en Italie pour ensuite en faire la production des vêtements. Toutefois, Sabrina nous a informé d’une tendance des clients à vouloir se tourner vers de nouveaux fournisseurs comme le Cambodge (autres exemples) dû à l’augmentation des salaires des employés chinois depuis quelques années. Pour contrer à ce problème, Hempel compte se tourner à l’avenir vers une nouvelle stratégie : celle d’augmenter la qualité du travail des employés. Ce dernier point fut très important à noter puisque ces derniers n’ont pas leurs mots à dire en ce qui concerne les conditions de travail dans ces usines d’autant plus que les autorités chinoises font la sourde oreille face aux différentes revendications ouvrières. L’implémentation de cette nouvelle stratégie permettrait de léguer la production d’articles nécessitant moins de précision à d’autres fournisseurs, et se positionner dans le marché High Fashion dont les prix offerts sont concurrentiels. Elle effectue déjà de nombreux « training » pour les employés de façon régulière.Cela est t-il nous fumes agréablement surprises par les conditions de travail des employés, certes difficiles (Un employé doit travailler 10h par jour) mais moins déplorables que ce que l’on c’etait imaginé : La place dot il dispose pour travaille est beaucoup plus grande que l’on pourrait penser par exemple. Aussi, les employés sont assez jeunes : ils ont entre 18 et 35 ans (après pour des raisons de qualité ils sont considérés selon l’entreprise comme étant moins qualifiés dues à la diminution de leur acuité visuel).

L’industrie du vêtement chinois devrait accélérer le développement des technologies de pointe et l’industrie du vêtement asiatique va connaître une segmentation du marché : la Chine, la Thaïlande et le Vietnam assureront l’essentiel de la production de vêtements haut de gamme, tandis que le Bangladesh, le Myanmar et le Cambodge produiront principalement des vêtements bas de gamme »

Charlotte et Houyam

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>