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Les transports

La Chine est aujourd’hui l’une des premières puissances économiques mondiales, statut qu’elle a acquis en 36 ans grâce en partie à des investissements dans les transports et l’infrastructure. Ce développement incroyable ne s’est pas fait en une nuit, après la proclamation de la république populaire de Chine en 1949 le réseau de transport Chinois, n’était pas une priorité pour le gouvernement qui se souciait d’avantage du secteur primaire. Ce réseau bien que moderne était extrêmement inefficient et a été la cause du blocage des mouvements de charbon depuis les mines et des bien agricoles vers les espaces urbains. Ce n’est que dans les années 80 que ce réseau devient une priorité pour le gouvernement et que de grands investissements sont alors effectués.

En 1985, 2.7 Milliards de tonnes de bien étaient acheminés à travers la Chine. La
propriété et les contrôles des différents types de transports, varient selon leur
importance et leur rôle dans l’économie Nationale :
• Le réseau ferroviaire est détenu par l’état et géré par les ministères des chemins de fer
• Le réseau maritime est détenu et géré par l’état à travers une entreprise publique le COSCO (China Ocean Shipping Company Organisation)
• Le réseau aérien est dirigé par le CAAC (General Administration of Civil Aviation of China)
• Le réseau routier et fluvial incombe à la responsabilité du ministère de la communication

C’est lors du 7ème plan quinquennal (86-90) que les transports ont été décrétés comme la priorité principale de ce plan quinquennal. Afin de financer ces investissements colossaux le gouvernement fait appel aux autorités nationale, locale et privées. Sous ce plan quinquennal la priorité était accordée à la capacité des lignes de chemin de fer existantes en particulier afin d’améliorer le transport de charbon pour arriver à une capacité de 230Mio de tonnes en 1986 (à noter que cette même année les voies de chemins de fer dans leur totalité transportent 1Mia de passagers et 1.3Mia de tonnes de cargaison). D’autres objectifs étaient la construction de 3’600km de nouvelles lignes de chemins de fer ainsi que le dédoublement de 3300km de lignes existantes et l’électrification de 4000km lignes de chemin de fer existantes.

En 1986 la Chine comptait approximativement 962’800km d’autoroutes parmi lesquels 52’000km ont été achevées entre 1980 et 1985. En ce qui concerne les routes, les principaux responsables étaient les entreprises locales. Encore une fois les investissements privés étrangers ainsi que leur expertise ont permis d’accélérer ce processus. Les autoroute Chinoises transportent 660Mio de tonnes de fret et 410Mio de passagers en 1985. A noter que ces autoroutes ont été en partie mises en place afin d’alléger la pression qui régnait sur le système ferroviaire. Il y avait toujours dans les années 80 d’autres modes de transports tels que le vélo et le transport « par animal ». L’automobile est devenue aujourd’hui un mode de transport très important en Chine.

Le réseau fluvial est pour sa part le mode de transport le plus vieux de Chine (cf. visite port hier sur la carte réseau fluvial) mais après les investissement dans l’infrastructure routière et ferroviaire ce mode de transport a perdu de l’importance même si les autorités voient le transport fluvial comme une alternative beaucoup moins chère par rapport aux routes et aux voies de chemin de fer. En 1984 la rivière la plus longue de Chine Yangtze River avait un total de 70’000km de voie maritimes praticables et est devenue la ligne la plus occupée du pays transportant 72% du trafic fluvial Chinois.

Le transport maritime a également un place très importante du fait de la politique d’exportation Chinoise depuis les années 80 comme nous l’avons pu constater lors de notre visite du port de Shanghai aujourd’hui plus grand port du monde.

Le transport aérien prend réellement de l’ampleur en Chine dans les 3 dernières décennies. Des réformes ont amené à la construction et au réaménagement de plusieurs aéroports toujours pour souligner son ouverture vers le monde après plusieurs décennies d’isolation. En 1987 la Chine comprend plus de 229’000 km de routes aériennes domestiques et 94’000 km de routes internationales. Cette année le réseau aérien a connu une croissance de 40% par rapport à l’année précédente. Le CAAC comprend 274 itinéraires aériens et 33 vols internationaux vers 28 villes dans 33 pays. Ainsi que de 200 routes domestiques.

Pour conclure l’un des enjeux principaux de ce développement phénoménal a été l’ouverte économique de la Chine au monde, réagir à une urbanisation toujours plus conséquente par la mise en place de transports efficaces et adaptés aux besoins futurs et présents de la Chine. Un des bémols à ce développement effréné sont les conséquences environnementales à savoir la pollution de l’air, des sols et de l’eau.

Jean-Michel et Matteo

Jeux de société

Les jeux de société en chine sont présents en Chine depuis plusieurs millénaires. Ils font partie intégrante de la culture et sont un des aspects importants de la vie en communauté. En se baladant à pékin par exemple, on peut voir des groupes de joueurs dans la rue, réunis par terre ou sur des petites tables improvisés, jouant au mahjong ou à d’autres jeux. Cette manière de jouer à longtemps participé à la création d’un lien social, de quartier, ou les joueurs se connaissant plus ou moins étaient rejoint par des passants venus observer ou donner des conseils.
Souvent joué par des personnes ayant déjà un certain âge et une certaine maturité et qui mettent leur stratégie et leur intellect à l’épreuve face à d’autres adversaires. Du coup, la jeune génération délaisse ces jeux de rue pour des jeux vidéo, plus solitaire ou en groupe mais en tout cas online.

Tels que Starcraft ou d’autres MMORPG, ou même ces même jeux de société mais dans leur version informatiques. Le gouvernement chinois pratique une politique de répression vis à vis des jeux d’argents, malgré le fait que les chinois soient réputés friands de ces pratiques. Les jeux de société de rue sont une zone grise, ou l’implication d’argent est partiellement tolérée. Parfois, les joueurs n’utilisent pas de billets directement mais des cartes représentant une certaine valeur, à l’image des chips au poker en occident. Nous allons nous concentrer sur trous jeux emblématiques de la culture et de l’histoire chinoise : Les échecs chinoises, le go et le mahjong.

Les échecs chinois, le « Xiangqi », ont un ancêtre commun avec leurs homologues occidentaux avec lequel ils partagent beaucoup de similitudes. Les pièces ressemblent aux échecs classiques, car il y a le fou, la tour (chariot) et un roi. Mais il y a tout de même certaines différences, par exemple la disposition initiale ou bien une pièce additionnelle appelée canon qui permet de supprimer une pièce en diagonale ou horizontale comme la tour seulement si une autre pièce se trouve entre ces deux. De plus il se joue plutôt avec des jetons plats et non avec des figurines comme nous en avons l’habitude, et le cheval ne peut pas sauter au-dessus d’autres pièces.
Le mahjong est un jeu de stratégie et de chance longtemps joué par les plus anciens. Le but étant de former des familles avec, à l’origine, des tuiles en ivoires, peu à peu remplacées par des tuiles en plastiques ou des cartes. Souvent accompagnées de mises d’argent ce jeu est plus qu’un simple passe-temps pour la plupart des joueurs aguerri.

Le dernier jeu qui vaut la peine d’être mentionné est le go. Le go a une origine quelque peu floue car d’abord trouvé en Chine il est malgré cela beaucoup plus joué et apprécié au Japon. Ce jeu consiste à placer des pierres noires ou blanches à tour de rôle sur un goban (plateau avec 19×19 intersections) dans le but de conquérir des territoires.

Bref, ces différents jeux ne sont pas réservés aux enfants comme on peut le constater en Occident mais plutôt pratiqués par toute une communauté mature et spécialisée dans ces activités.

Eliot et Fabio

Texte-tile

hempel

Avec 35% des exportations mondiales de vêtement, la Chine est considérée comme le meneur mondial de l’industrie textile. A titre de comparaison, L’ensemble des pays d’Asie du Sud-Est ne représente en revanche qu’une proportion d’environ 10% à 12%. La fin du système de quotas d’exportation imposés par l’union européenne et les Etats-Unis a ouvert de nouvelles perspectives pour la Chine. L’industrie textile est logiquement devenue un pilier de son économie. Elle procure, directement ou indirectement, un revenu à quelque 100 millions de Chinois. Hangzhou, une ville sous provinciale située à 200 kilomètres au sud-ouest de Shanghai, a développé une importante industrie vestimentaire et est surnommée “the city of women’s wear”. Il était donc très intéressant pour nous (deux filles fans de mode) de se déplacer directement dans cette ville et d’en visiter ces nombreuses fabriques. Nous sommes donc arrivés à Hangzhou après un long périple durant lequel la météo ne fut à notre grand regret pas des plus favorables.

Ce matin, toujours à Hanghzou, le réveil fut accompagné d’un petit déjeuner plus exotique que d’habitude. Après nous être dopés de café et de thé, nous avons eu la chance de visiter Hempel International Group, une entreprise multinationale principalement engagée dans le textile féminin. Avant de vous dévoiler de plus amples détails sur la visite, je vous propose quelques mots concernant Hempel. Elle emploie actuellement plus de 6000 employés en Chine, et produit des vêtements pour des marques telles que H&M, Zara ou encore Gap. Son marché est principalement internationale élevé à 90% contre 10% pour la Chine.
En 2002, Hempel commence à créer et designer ses propres marques et installe environ 200 magasins dans le pays. Ses deux marques principales sont Hailive et Nancy destiné à différents segments de consommateurs. Cependant en terme de bénéfices, le marché local et ses propres marques lui rapportent 15% du bénéfice total.Untitled1

Notre visite s’est principalement orientée sur les 2 étages de fabrication des vêtements. Nous étions accompagnés de trois guides chaleureux prêts à répondre à toutes nos questions dont Sabrina. Première observations, les employés sont répartis selon la couleur de leur T-shirt dans différentes sections allant de la découpe du vêtement à l’assemblage des différentes pièces. Aussi, la chaine logistique est contrôlée : les employés étaient installés par paire sur la ligne de production, et chacun d’entre eux s’occupait d’une tâche spécifique pour ensuite passer le vêtement à la prochaine personne. Dans cette même section, Hemple a investit dans des machines japonaises permettant d’automatiser le traitement du vêtement pour des commandes de plus de 5000 pièces.Untitled2

Sabrina, une des guides avec laquelle nous avons particulièrement discuté, nous a appris qu’il faut environ 60min pour un vêtement de qualité tel que H&M et 120min pour un vêtement dit « High Fashion ». En ce qui concerne les prix, nous avons été surpris par la marge encaissée par certaine de nos marques favorites. Mesdames, saviez vous qu’un manteau GAP, par exemple était troqué à l’entreprise pour 29$, alors que celle-ci le revend approximativement à 109$, soit une marge d’environ 80$ ? Bien évidemment, le client (ici GAP) doit prendre en considération les frais de transport, mais Sabrina nous expliqua que le prix ne variait pas tant par le type de produit mais par la quantité d’articles transportés dans un container.Untitled3

En parlant de livraison, Sabrina estime le temps entre la commande par le client et la livraison des articles en magasin à 30 jours. Après la production et la vérification des produits, ceux-ci sont emballés et stockés dans deux hangars. Le plus gros clients d’Hempel international est H&M, c’est pourquoi tout les lundis, 6 camions partent de l’entreprise Hempel en direction du port de Shanghai pour ensuite être transporté dans les différents pays (Europe, Amérique, Australie).Untitled4

Finalement, nous avons été invité à prendre connaissance des bureaux et surtout du Show Room situé dans la section recherche et développement. Cette pièce ressemble à un énorme dressing dont toute les femmes en rêve mais est destiné au designer des clients de Hempel afin de décider des nouvelles collections. Les produits exposés dans cette pièce ne sont pas des vêtements produits directement par Hempel, mais des modèles choisit et acheté par Ana (gestionnaire du Show Room) qui scrute les boutiques à la recherche de la nouvelle tendance. On a pu apercevoir des articles de différentes marques comme Sandro ou encore miss sixty. Par la suite, les designers se retrouvent directement chez Hempel, et choisissent des éléments des modèles proposés par Ana. C’est à dire, qu’un designer peut choisir la matière d’un certain modèle mais préféré la forme d’un autre. Il pourra aussi le personnaliser grâce aux nombreux choix de boutons ou tissus proposés. Apres coup, Hemple s’occupera de la production des habits définit. En outre, pour répondre à une demande en perpétuel changement, Ana modifie ses propositions de vêtements environs tout les 3 à 4 mois, pour chaque saison. Lors de notre visite, les vêtements proposés, étaient destinés à la collection d’habit hiver 2014.Untitled5

Nous sommes revenus avec Ana sur le sujet de la provenance des tissus. Elle a affirmé que la plupart des matières premières provenaient de fournisseurs chinois, cependant certaines entreprises insistent à ce que leurs vêtements soient fait avec du tissu italien, et importent alors le tissu en Italie pour ensuite en faire la production des vêtements. Toutefois, Sabrina nous a informé d’une tendance des clients à vouloir se tourner vers de nouveaux fournisseurs comme le Cambodge (autres exemples) dû à l’augmentation des salaires des employés chinois depuis quelques années. Pour contrer à ce problème, Hempel compte se tourner à l’avenir vers une nouvelle stratégie : celle d’augmenter la qualité du travail des employés. Ce dernier point fut très important à noter puisque ces derniers n’ont pas leurs mots à dire en ce qui concerne les conditions de travail dans ces usines d’autant plus que les autorités chinoises font la sourde oreille face aux différentes revendications ouvrières. L’implémentation de cette nouvelle stratégie permettrait de léguer la production d’articles nécessitant moins de précision à d’autres fournisseurs, et se positionner dans le marché High Fashion dont les prix offerts sont concurrentiels. Elle effectue déjà de nombreux « training » pour les employés de façon régulière.Cela est t-il nous fumes agréablement surprises par les conditions de travail des employés, certes difficiles (Un employé doit travailler 10h par jour) mais moins déplorables que ce que l’on c’etait imaginé : La place dot il dispose pour travaille est beaucoup plus grande que l’on pourrait penser par exemple. Aussi, les employés sont assez jeunes : ils ont entre 18 et 35 ans (après pour des raisons de qualité ils sont considérés selon l’entreprise comme étant moins qualifiés dues à la diminution de leur acuité visuel).

L’industrie du vêtement chinois devrait accélérer le développement des technologies de pointe et l’industrie du vêtement asiatique va connaître une segmentation du marché : la Chine, la Thaïlande et le Vietnam assureront l’essentiel de la production de vêtements haut de gamme, tandis que le Bangladesh, le Myanmar et le Cambodge produiront principalement des vêtements bas de gamme »

Charlotte et Houyam

Visite de Huawei

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Jeudi nous avons eu la chance d’être chaleureusement accueillis dans les locaux de Huawei à Shanghai. Il s’agit d’une multinationale chinoise productrice d’hardware et de software visant les segments B2B et B2C (comptant uniquement pour 25% de leur activité). En 2013, le chiffre d’affaires a été de 238 millards de Yuan (CHF 34 milliards). C’est la 3ème entreprise qui dépose le plus de brevets dans le monde !

Pour vous donner une idée : le centre de recherche et développement de Shanghai compte plus de 8’000 ingénieurs opérant sur 227’000 m2. Le cœur du business se situe donc sur la R&D avec comme ambition de devenir le leader mondial d’ici à 2015.

A notre arrivée, une phrase d’accueil à notre intention était diffusée sur les écrans de la réception de Huawei. Cette dernière nous a agréablement surpris. Un photographe était présent pour immortaliser ce moment (photo).

Nous avons ensuite eu une visite détaillée sur les activités de Huawei principalement sur les réseaux de télécommunications. En effet, Huawei optimise la performance et la taille des antennes afin de minimiser les coûts liés, entre autres, à la location de l’emplacement. De plus, Huawei produit de puissants serveurs capables de gérer 17 millions d’appels. Impressionnant, non ?
La technologie Huawei est présente dans le monde entier à travers des partenariats avec les différents opérateurs mobiles.
Cette visite a été très enrichissante bien que très technique.

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A la fin de la présentation du hardware, nous avons été conviés dans une salle de réunion où nous avons rencontré Roland Sladek, responsable de la communication. Pour se lancer dans le B2C, Huawei développe des smartphones. Pour faire connaître la marque au niveau global, l’entreprise met  l’accent sur la communication. Elle adapte le business model en proposant des produits différents, comme des téléphones mobiles à deux cartes SIM pour les pays émergents. En effet, les pays émergents utilisent principalement le “prepaid”. De plus, les consommateurs possèdent plusieurs cartes SIM de différents opérateurs afin de communiquer à moindre coût.

Selon le responsable de la communication, les trois forces majeurs de Huawei sont : la connaissance du monde de la communication, la performance en recherche et développement et la bonne relation avec les opérateurs de téléphonie mobile.

Avant de partir, chaque membre du groupe s’est vu offrir une souris ainsi qu’un tapis de souris Huawei. Nous souhaitons remercier Huawei pour leur accueil et les « goodies » !

Elena et Laura

Firmenich nous a mis au parfum !

Mardi 8 juillet nous avons eu l’occasion d’assister à la présentation de Monsieur Pierre-Alain Ceralli, vice-président de la R&D pour les arômes de la société Firmenich, pour la zone Asie du Nord.

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Firmenich est une entreprise suisse de création d’arômes alimentaires et de parfums, fondée en 1895 par Philippe Chuit, un chimiste suisse, et dont le siège social se trouve à Genève. Le PDG actuel  depuis juillet 2002 est Patrick Firmenich, il fait partie de la 4ème génération aux commandes de la société.

C’est la plus grande société privée et familiale et le leader du marché mondial dans le parfum, l’arôme et les saveurs, juste derrière Givaudan, une autre entreprise genevoise cotée au SMI (Swiss Market Index). Firmenich a aujourd’hui une réputation mondiale tout en restant une entreprise familiale, elle dispose de 22 usines, d’une cinquantaine de sociétés, de 23 filiales dans le monde et a plus de 6’000 employés dans 64 pays.

En plus de la production et de la synthèse de parfums, la société fabrique également des arômes synthétiques de multiples saveurs (création d’un substitut de framboise en 1938, puis des substituts de citron et de fraise). L’arôme de synthèse est de plus en plus demandé par l’industrie agro-alimentaire.

Firmenich a ouvert un nouveau centre de recherche et développement à Shanghai. Il s’occupe principalement de la région Asie-Pacifique ainsi que des programmes mondiaux d’innovation du groupe. Il a en effet été décidé de renforcer leur présence en Chine en terme d’innovation pour élargir leur pipeline de développement. Ce site représente le troisième “pôle d’innovation critique” de la société dans le monde entier, rejoignant les centres d’Europe (à Genève) et d’Amérique du Nord (à Princeton). La nouvelle installation intègre des laboratoires dans  toutes les disciplines scientifiques du groupe, dont la découverte et le développement d’ingrédients ainsi que les technologies pour améliorer la performance des parfums et saveurs, leur perception et leur livraison.

“China has over two thousand years of rich heritage in flavors and fragrances,” said Dong Fang Chen, Firmenich’s president, China. “By expanding our R&D strength here, we are committed to understanding the diverse tastes and needs of Chinese consumers in order to design and create products that will delight them.”

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L’objectif de la société est de devenir non seulement la référence mais également la préférence des clients et parties prenantes en matière d’essences industrielles, ainsi que de se focaliser sur l’excellence d’exécution tout au long de la chaîne de production.
La différence principale entre la parfumerie et les arômes, est que ces derniers sont incorporés dans l’industrie agro-alimentaire (Coca, Pepsi, Nestlé, Unilever, etc.). Firmenich injecte donc généralement les arômes créés dans les produits de ses clients. Alors que pour les parfums, l’entreprise crée le produit avec son client selon ses propres objectifs. Ce qui est particulier dans le secteur du parfum en Chine est que Firmenich ne s’occupe pas de la parfumerie fine car la demande chinoise est trop faible, et souvent les chinois n’achètent un parfum que pour le statut social et il doit donc être créé en France ou aux Etats-Unis pour garder cet aspect de prestige. Le parfum reste cependant important sur le marché chinois dans les catégories suivantes : home care (Colgate, lessives, détergents, adoucisseurs, etc.) et body care (shampoing, gel douche, cosmétiques). De plus, il faut savoir que plus de 90% des arômes vendus sont produits localement.

Grâce à la visite de cette entreprise nous avons pu constater qu’elle faisait constamment preuve d’une grande innovation et nous remercions chaleureusement monsieur Ceralli pour sa présentation et l’opportunité de découvrir l’univers des arômes industriels.

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Et comme nous l’a si bien dit notre guide des jardins aromatisés :
“Comme les peintres jouent avec les couleurs, nous nous jouons avec les odeurs”

Charlotte et Alexandra

Schindler

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Ce jeudi 10 juillet nous avons eu la chance d’être accueillis dans les locaux de Schindler à Shanghai. M. Book nous a fait une présentation de la situation de Schindler en Chine avant de nous parler des défis auxquels doit faire face l’entreprise dans le domaine de la mobilité urbaine. En proposant la vente, l’installation et la maintenance des produits, l’entreprise tend à être un partenaire tout au long du cycle de vie des ascenseurs et des escalators. L’entreprise diversifie son activité en équipant des hôtels, des hôpitaux, des centres commerciaux ou encore des bureaux. Elle est présente dans une centaine de pays dans lesquels elle emploie quelques 48’000 employés.
Due à sa récente urbanisation, la Chine est devenue un des marchés les plus importants pour l’entreprise. Elle prévoit d’ailleurs d’y construire la plus grande usine de production d’escalators au monde, à Jiading dans le disctrict de Shanghai. M. Legeret et M. Aureyro nous ont ensuite parlé de l’aspect plus technique, en nous expliquant notamment comment fonctionnent les différents ascenseurs de Schindler. Il en est ressorti que la sécurité était la préoccupation principale de l’entreprise, qui a mis au point différents mécanismes destinés à garantir la sécurité des usagers en tout temps.
Nous avons terminé notre visite en observant de plus près quelques machines de l’entreprise, ce qui n’a pas manqué d’attiser la curiosité de certains.

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Nous remercions également les différents intervenants d’avoir pris le temps de nous faire d’intéressantes présentations et de répondre à toutes nos questions.

Shalini et Paul

Le transport maritime chinois

Samedi, 12.07.2014

L’activité maritime chinoise est le miroir d’une incroyable mutation économique avec des industries manufacturières tournées vers l’exportation et une énorme demande de matières-premières pour soutenir le développement rapide du pays. Cette industrie est rapidement devenue l’une des premières au monde. En 2007, le secteur a contribué à hauteur de 10% du PIB. Ce dernier comprend le transport de marchandises (sur mer) et la construction navale. La flotte chinoise est principalement constituée de vraquiers, pétroliers et conteneurs. Il est intéressant de noter que leurs capacités de transport ont chacune triplé entre 2002 et 2012.  En ce qui concerne le transport de marchandises, la Chine exporte près du quart des containers au monde. Dans les 7 premiers ports à containers du monde, trois sont chinois.

L’interdépendance des pays commerciaux a engendré de profondes modifications chez les principaux acteurs de ce secteur. En effet, la Chine a acquis un droit de veto concernant les décisions prises à l’échelle mondiale. Elle est en train de devenir l’un des plus redoutables gendarmes de la concurrence, avec un droit de vie ou de mort sur les fusions et acquisitions. Dernièrement, la Chine a utilisé ce droit et a ainsi refusé une fusion entre trois leaders mondiaux : Maersk, CMA-CGM et MSC. Notre interprétation est que la Chine souhaite protéger son industrie maritime et notamment, la principale entreprise de transport chinoise : COSCO.  Nous pensons aussi qu’elle va occuper une place cruciale ces prochaines années avec la possibilité de dicter les règles du jeu de ce marché, étendre sa clientèle et influer plus activement sur les frets.

Afin d’illustrer cette formidable évolution du transport maritime chinois, nous sommes allés au Port de Yangshan qui est un port pour les navires porteurs de containers, il est en eau profonde avec un tirant d’eau de 15,5 mètres. Ce port se situe au sud-est de Shanghai et fait partie intégrante de Shanghai. Ce dernier est actuellement le port le plus important du monde avec 32 millions de containers, soit 736 millions de tonnes, qui transitent chaque année. La construction du port de Yangshan a été commencée en 2000, avec d’abord la construction du Pont de Donghai qui est le plus long pont sur la mer du monde avec une longueur de 32,5 km, ce pont permet de relier l’île au continent. Ensuite la construction du port est répartie en 4 étapes. La phase 4 est actuellement en cours, l’objectif est de l’achever en fin 2015 avec 5 terminaux de 30 postes à quai.

Deux responsables du port nous ont fait visiter leur salle d’exposition dans laquelle se trouve un modèle entier du port ainsi que le pont le reliant :

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Port de Yangshan et ses 10km de containers :

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Transport de produits manufacturés à destination du port de Yangshen par l’intermédiaire de la principale entreprise de transport maritime en Chine : COSCO (China Ocean Shipping Company) :

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Florent Ghose & Quhan Yin

Visite de Blancpain

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Ce mercredi 9 juillet, après une journée passée entre groupe de projet, nous avons eu l’opportunité de visiter le plus vaste magasin au monde de Blancpain.

Il faut tout d’abord savoir que pour les Chinois, une montre est considérée comme un accessoire de beauté, comme un bijou, plutôt qu’un accessoire leur servant à savoir l’heure qu’il est. Les montres de luxe sont aussi portées afin de montrer l’appartenance à une classe sociale et leur ponctualité.

Concernant le marché de l’horlogerie de luxe en Chine, une diminution de plus de 20% des ventes a été constatée s’expliquant notamment par l’interdiction du gift-giving, technique utilisée par les investisseurs pour corrompre des hauts dirigeants par exemple.

Les clients principaux du marché de l’horlogerie de luxe en Chine sont principalement des hommes d’affaires d’une trentaine d’année, tandis qu’en Europe ce sont plutôt des hommes d’une cinquantaine d’années.

Concernant Blancpain, en quelques mots, c’est une compagnie de montre de luxe suisse avec son siège social en Suisse à Paudex. Il s’agit de la plus ancienne compagnie de montres au monde, crée en 1735 par Jehan-Jacques Blancpain.

Durant la visite nous avons eu le plaisir d’assister à la présentation de M. Jack Liao, Vice-Président de Blancpain en Chine, qui nous a expliqué comment Blancpain s’efforce de mettre un point d’honneur à créer une relation-client forte. En effet, dans le magasin où nous étions, Blancpain offre la possibilité d’accéder à une librairie avec des livres recommandés par leurs propres ambassadeurs et clients, mais aussi un salon pour fumer son cigare ou même un bar où les clients peuvent déguster différents vins suisses accompagnés de fromages et charcuteries. Grâce à ces infrastructures, Blancpain renforce sa relation avec ses plus fidèles clients en leur transmettant la culture des montres de luxe et les valeurs de l’entreprise.

Nous avons pu constater par nous même l’intention toute particulière portée à leur clientèle par le chaleureux accueil qu’ils nous ont réservés à l’arrivée dans leurs locaux.

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Nous avons aussi appris que Blancpain conserve son savoir faire suisse en important ses produits directement depuis la Suisse. L’entreprise s’est cependant adaptée au consommateurs chinois en proposant un modèle spécial où un dragon est gravé dans le cadran ou sur une montre proposant un calendrier chinois qui est différent du format habituellement utilisé en Occident!

Enfin, la visite s’est terminée par une visite de l’atelier où nous avons pu voir le travail minutieux et appliqué des employés réparant les montres. Ils nous ont par ailleurs appris que leurs montres ont en moyenne 200 pièces à assembler et l’une d’entre elles en compte même 450.

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Ainsi s’est terminée notre journée et nous tenions à remercier chaleureusement le magasin Blancpain se situant à Xintiandi pour leur merveilleux accueil.

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Ken et Céline

Swissnex & Shanghai Young Bakers

Swissnex

Notre journée de mardi s’est terminée par une visite des locaux de Swissnex China. Nous avons été accueilli par Elsa qui nous avait concocté un petit cas pratique. Nous étions répartis entre différents groupes et devions essayer d’importer en Chine des articles typiquement suisses tels que des St-Bernard, un étendage, du Cenovis, des Biberli, des skis Stöckli ou même un cor des alpes. La communication du produit a donné lieu à de jolies trouvailles:

  • Saint-Bernard, the emperor of dogs
  • With Cenovis, eating becomes special
  • Stöckli, Swiss ski style
  • With a Stewi, dry your clothes and keep your family clean
  • Feel Swiss purity
  • Biberli, a bite of Switzerland

Par la suite nous avons eu la chance de pouvoir assister à une présentation très dynamique de Pascal Marmier concernant l’entreprise Swissnex. Il nous a parlé du système d’éducation en Chine ainsi que de l’innovation. Swissnex offre aussi son aide à des start-up pour se lancer. Après une série de questions-réponses, nous avons pu profiter d’un buffet entièrement préparé par l’ONG Shanghai Young Bakers.

L’ONG nous a été présentée par Floriane Lemoine, Project Manager. Le but de cette ONG est d’aider des jeunes défavorisés à être indépendants en leur permettant d’intégrer une formation d’une année en pâtisserie. Les jeunes effectuent 2 semaines de cours et 2 de pratiques par mois lors desquels ils sont encadrés par des chefs pâtissiers intégrés à l’ONG ou faisant partie d’hôtels de Shanghai. Ainsi les apprentis ont une opportunité d’obtenir un emploi après leurs études dans les cuisines de grands hôtels. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur Shanghai Young Bakers, allez visiter leur site internet: www.shanghaiyoungbakers.com/home ainsi que leur page Facebook: shyoungbakers.

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Ken, mardi 8juillet 2014

 

Visite Nestlé – Totole

Nous avons aujourd’hui commencé la journée avec la première des différentes visites d’entreprises prévues durant le voyage. Après un trajet d’environ 1h en bus, nous sommes arrivés au centre de Recherche et Développement de Nestlé utilisé conjointement avec la marque Totole, leader de bouillon alimentaire sur le marché chinois. Cette dernière est détenue à 80% par Nestlé.IMG_2703[1]

A notre arrivée nous rencontrons Bertrand Cesar, head of R&D, qui nous informe directement qu’une coupure d’électricité a lieu en ce moment même et que donc, l’usine se trouve dans l’incapacité de fonctionner. Il nous explique ensuite que Nestlé accorde une importance primordiale à la sécurité pour l’ensemble de ses collaborateurs et qu’il est obligatoire de se tenir à la rampe des escaliers pour accéder à l’étage supérieur. Ensuite avant d’entrer dans les locaux du centre de R&D, Bertrand César nous informe que grâce au programme de sécurité des collaborateurs, ce dernier a permis d’éviter un grand nombre d’accident et ce, depuis son ouverture il y a 10 ans. Tous installés dans la salle de conférence surchauffée en raison du manque de clim, munis d’une bouteille d’eau de la marque Nestlé nous entamons une discussion sur la position de Nestlé en Chine. La présentation ne s’est pas déroulée comme prévue suite à l’interruption de courant et de ce fait, aucun support visuel n’était disponible. Malgré cet imprévu, il a tout de même réussi à nous communiquer les points essentiels grâce à la vieille méthode, le tableau blanc.

Nestlé en Chine c’est donc 55’000 employés, 4 centres de R&D et c’est devenu en quelques années le 2è marché le plus important au niveau mondial. Une particularité du marché chinois qui nous a été exprimée de nombreuses fois durant la journée est l’extrême importance accordé à la sécurité alimentaire de la part des consommateurs chinois ! Ceci est lié à plusieurs scandales alimentaires et donc, le gouvernement prend des mesures drastiques pour éviter que cela se reproduise.

Nous avons appris de cet entretien que les travailleurs chinois accordaient une grande importance à leurs conditions de travail et n’hésitent pas à aller voir ailleurs s’ils estiment qu’ils peuvent trouver de meilleures opportunités ailleurs. De plus, nous avons été sensibilisés aux challenges liés à l’interculturalité auxquelles sont confrontées les entreprises multinationales.

Les conditions n’étaient pas en notre faveur : cette coupure de courant ayant duré toute la matinée, nous n’avons malheureusement pas pu visiter les usines car toutes les machines étaient à l’arrêt. Malgré cela, cette première visite fut une expérience enrichissante et nous a sensibilisé à la relation entre une multinationale et une entreprise privée chinoise.

Signé: Amélie & Raphaël