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Avec 35% des exportations mondiales de vêtement, la Chine est considérée comme le meneur mondial de l’industrie textile. A titre de comparaison, L’ensemble des pays d’Asie du Sud-Est ne représente en revanche qu’une proportion d’environ 10% à 12%. La fin du système de quotas d’exportation imposés par l’union européenne et les Etats-Unis a ouvert de nouvelles perspectives pour la Chine. L’industrie textile est logiquement devenue un pilier de son économie. Elle procure, directement ou indirectement, un revenu à quelque 100 millions de Chinois. Hangzhou, une ville sous provinciale située à 200 kilomètres au sud-ouest de Shanghai, a développé une importante industrie vestimentaire et est surnommée “the city of women’s wear”. Il était donc très intéressant pour nous (deux filles fans de mode) de se déplacer directement dans cette ville et d’en visiter ces nombreuses fabriques. Nous sommes donc arrivés à Hangzhou après un long périple durant lequel la météo ne fut à notre grand regret pas des plus favorables.

Ce matin, toujours à Hanghzou, le réveil fut accompagné d’un petit déjeuner plus exotique que d’habitude. Après nous être dopés de café et de thé, nous avons eu la chance de visiter Hempel International Group, une entreprise multinationale principalement engagée dans le textile féminin. Avant de vous dévoiler de plus amples détails sur la visite, je vous propose quelques mots concernant Hempel. Elle emploie actuellement plus de 6000 employés en Chine, et produit des vêtements pour des marques telles que H&M, Zara ou encore Gap. Son marché est principalement internationale élevé à 90% contre 10% pour la Chine.
En 2002, Hempel commence à créer et designer ses propres marques et installe environ 200 magasins dans le pays. Ses deux marques principales sont Hailive et Nancy destiné à différents segments de consommateurs. Cependant en terme de bénéfices, le marché local et ses propres marques lui rapportent 15% du bénéfice total.Untitled1

Notre visite s’est principalement orientée sur les 2 étages de fabrication des vêtements. Nous étions accompagnés de trois guides chaleureux prêts à répondre à toutes nos questions dont Sabrina. Première observations, les employés sont répartis selon la couleur de leur T-shirt dans différentes sections allant de la découpe du vêtement à l’assemblage des différentes pièces. Aussi, la chaine logistique est contrôlée : les employés étaient installés par paire sur la ligne de production, et chacun d’entre eux s’occupait d’une tâche spécifique pour ensuite passer le vêtement à la prochaine personne. Dans cette même section, Hemple a investit dans des machines japonaises permettant d’automatiser le traitement du vêtement pour des commandes de plus de 5000 pièces.Untitled2

Sabrina, une des guides avec laquelle nous avons particulièrement discuté, nous a appris qu’il faut environ 60min pour un vêtement de qualité tel que H&M et 120min pour un vêtement dit « High Fashion ». En ce qui concerne les prix, nous avons été surpris par la marge encaissée par certaine de nos marques favorites. Mesdames, saviez vous qu’un manteau GAP, par exemple était troqué à l’entreprise pour 29$, alors que celle-ci le revend approximativement à 109$, soit une marge d’environ 80$ ? Bien évidemment, le client (ici GAP) doit prendre en considération les frais de transport, mais Sabrina nous expliqua que le prix ne variait pas tant par le type de produit mais par la quantité d’articles transportés dans un container.Untitled3

En parlant de livraison, Sabrina estime le temps entre la commande par le client et la livraison des articles en magasin à 30 jours. Après la production et la vérification des produits, ceux-ci sont emballés et stockés dans deux hangars. Le plus gros clients d’Hempel international est H&M, c’est pourquoi tout les lundis, 6 camions partent de l’entreprise Hempel en direction du port de Shanghai pour ensuite être transporté dans les différents pays (Europe, Amérique, Australie).Untitled4

Finalement, nous avons été invité à prendre connaissance des bureaux et surtout du Show Room situé dans la section recherche et développement. Cette pièce ressemble à un énorme dressing dont toute les femmes en rêve mais est destiné au designer des clients de Hempel afin de décider des nouvelles collections. Les produits exposés dans cette pièce ne sont pas des vêtements produits directement par Hempel, mais des modèles choisit et acheté par Ana (gestionnaire du Show Room) qui scrute les boutiques à la recherche de la nouvelle tendance. On a pu apercevoir des articles de différentes marques comme Sandro ou encore miss sixty. Par la suite, les designers se retrouvent directement chez Hempel, et choisissent des éléments des modèles proposés par Ana. C’est à dire, qu’un designer peut choisir la matière d’un certain modèle mais préféré la forme d’un autre. Il pourra aussi le personnaliser grâce aux nombreux choix de boutons ou tissus proposés. Apres coup, Hemple s’occupera de la production des habits définit. En outre, pour répondre à une demande en perpétuel changement, Ana modifie ses propositions de vêtements environs tout les 3 à 4 mois, pour chaque saison. Lors de notre visite, les vêtements proposés, étaient destinés à la collection d’habit hiver 2014.Untitled5

Nous sommes revenus avec Ana sur le sujet de la provenance des tissus. Elle a affirmé que la plupart des matières premières provenaient de fournisseurs chinois, cependant certaines entreprises insistent à ce que leurs vêtements soient fait avec du tissu italien, et importent alors le tissu en Italie pour ensuite en faire la production des vêtements. Toutefois, Sabrina nous a informé d’une tendance des clients à vouloir se tourner vers de nouveaux fournisseurs comme le Cambodge (autres exemples) dû à l’augmentation des salaires des employés chinois depuis quelques années. Pour contrer à ce problème, Hempel compte se tourner à l’avenir vers une nouvelle stratégie : celle d’augmenter la qualité du travail des employés. Ce dernier point fut très important à noter puisque ces derniers n’ont pas leurs mots à dire en ce qui concerne les conditions de travail dans ces usines d’autant plus que les autorités chinoises font la sourde oreille face aux différentes revendications ouvrières. L’implémentation de cette nouvelle stratégie permettrait de léguer la production d’articles nécessitant moins de précision à d’autres fournisseurs, et se positionner dans le marché High Fashion dont les prix offerts sont concurrentiels. Elle effectue déjà de nombreux « training » pour les employés de façon régulière.Cela est t-il nous fumes agréablement surprises par les conditions de travail des employés, certes difficiles (Un employé doit travailler 10h par jour) mais moins déplorables que ce que l’on c’etait imaginé : La place dot il dispose pour travaille est beaucoup plus grande que l’on pourrait penser par exemple. Aussi, les employés sont assez jeunes : ils ont entre 18 et 35 ans (après pour des raisons de qualité ils sont considérés selon l’entreprise comme étant moins qualifiés dues à la diminution de leur acuité visuel).

L’industrie du vêtement chinois devrait accélérer le développement des technologies de pointe et l’industrie du vêtement asiatique va connaître une segmentation du marché : la Chine, la Thaïlande et le Vietnam assureront l’essentiel de la production de vêtements haut de gamme, tandis que le Bangladesh, le Myanmar et le Cambodge produiront principalement des vêtements bas de gamme »

Charlotte et Houyam

Visite de Huawei

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Jeudi nous avons eu la chance d’être chaleureusement accueillis dans les locaux de Huawei à Shanghai. Il s’agit d’une multinationale chinoise productrice d’hardware et de software visant les segments B2B et B2C (comptant uniquement pour 25% de leur activité). En 2013, le chiffre d’affaires a été de 238 millards de Yuan (CHF 34 milliards). C’est la 3ème entreprise qui dépose le plus de brevets dans le monde !

Pour vous donner une idée : le centre de recherche et développement de Shanghai compte plus de 8’000 ingénieurs opérant sur 227’000 m2. Le cœur du business se situe donc sur la R&D avec comme ambition de devenir le leader mondial d’ici à 2015.

A notre arrivée, une phrase d’accueil à notre intention était diffusée sur les écrans de la réception de Huawei. Cette dernière nous a agréablement surpris. Un photographe était présent pour immortaliser ce moment (photo).

Nous avons ensuite eu une visite détaillée sur les activités de Huawei principalement sur les réseaux de télécommunications. En effet, Huawei optimise la performance et la taille des antennes afin de minimiser les coûts liés, entre autres, à la location de l’emplacement. De plus, Huawei produit de puissants serveurs capables de gérer 17 millions d’appels. Impressionnant, non ?
La technologie Huawei est présente dans le monde entier à travers des partenariats avec les différents opérateurs mobiles.
Cette visite a été très enrichissante bien que très technique.

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A la fin de la présentation du hardware, nous avons été conviés dans une salle de réunion où nous avons rencontré Roland Sladek, responsable de la communication. Pour se lancer dans le B2C, Huawei développe des smartphones. Pour faire connaître la marque au niveau global, l’entreprise met  l’accent sur la communication. Elle adapte le business model en proposant des produits différents, comme des téléphones mobiles à deux cartes SIM pour les pays émergents. En effet, les pays émergents utilisent principalement le “prepaid”. De plus, les consommateurs possèdent plusieurs cartes SIM de différents opérateurs afin de communiquer à moindre coût.

Selon le responsable de la communication, les trois forces majeurs de Huawei sont : la connaissance du monde de la communication, la performance en recherche et développement et la bonne relation avec les opérateurs de téléphonie mobile.

Avant de partir, chaque membre du groupe s’est vu offrir une souris ainsi qu’un tapis de souris Huawei. Nous souhaitons remercier Huawei pour leur accueil et les « goodies » !

Elena et Laura

Firmenich nous a mis au parfum !

Mardi 8 juillet nous avons eu l’occasion d’assister à la présentation de Monsieur Pierre-Alain Ceralli, vice-président de la R&D pour les arômes de la société Firmenich, pour la zone Asie du Nord.

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Firmenich est une entreprise suisse de création d’arômes alimentaires et de parfums, fondée en 1895 par Philippe Chuit, un chimiste suisse, et dont le siège social se trouve à Genève. Le PDG actuel  depuis juillet 2002 est Patrick Firmenich, il fait partie de la 4ème génération aux commandes de la société.

C’est la plus grande société privée et familiale et le leader du marché mondial dans le parfum, l’arôme et les saveurs, juste derrière Givaudan, une autre entreprise genevoise cotée au SMI (Swiss Market Index). Firmenich a aujourd’hui une réputation mondiale tout en restant une entreprise familiale, elle dispose de 22 usines, d’une cinquantaine de sociétés, de 23 filiales dans le monde et a plus de 6’000 employés dans 64 pays.

En plus de la production et de la synthèse de parfums, la société fabrique également des arômes synthétiques de multiples saveurs (création d’un substitut de framboise en 1938, puis des substituts de citron et de fraise). L’arôme de synthèse est de plus en plus demandé par l’industrie agro-alimentaire.

Firmenich a ouvert un nouveau centre de recherche et développement à Shanghai. Il s’occupe principalement de la région Asie-Pacifique ainsi que des programmes mondiaux d’innovation du groupe. Il a en effet été décidé de renforcer leur présence en Chine en terme d’innovation pour élargir leur pipeline de développement. Ce site représente le troisième “pôle d’innovation critique” de la société dans le monde entier, rejoignant les centres d’Europe (à Genève) et d’Amérique du Nord (à Princeton). La nouvelle installation intègre des laboratoires dans  toutes les disciplines scientifiques du groupe, dont la découverte et le développement d’ingrédients ainsi que les technologies pour améliorer la performance des parfums et saveurs, leur perception et leur livraison.

“China has over two thousand years of rich heritage in flavors and fragrances,” said Dong Fang Chen, Firmenich’s president, China. “By expanding our R&D strength here, we are committed to understanding the diverse tastes and needs of Chinese consumers in order to design and create products that will delight them.”

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L’objectif de la société est de devenir non seulement la référence mais également la préférence des clients et parties prenantes en matière d’essences industrielles, ainsi que de se focaliser sur l’excellence d’exécution tout au long de la chaîne de production.
La différence principale entre la parfumerie et les arômes, est que ces derniers sont incorporés dans l’industrie agro-alimentaire (Coca, Pepsi, Nestlé, Unilever, etc.). Firmenich injecte donc généralement les arômes créés dans les produits de ses clients. Alors que pour les parfums, l’entreprise crée le produit avec son client selon ses propres objectifs. Ce qui est particulier dans le secteur du parfum en Chine est que Firmenich ne s’occupe pas de la parfumerie fine car la demande chinoise est trop faible, et souvent les chinois n’achètent un parfum que pour le statut social et il doit donc être créé en France ou aux Etats-Unis pour garder cet aspect de prestige. Le parfum reste cependant important sur le marché chinois dans les catégories suivantes : home care (Colgate, lessives, détergents, adoucisseurs, etc.) et body care (shampoing, gel douche, cosmétiques). De plus, il faut savoir que plus de 90% des arômes vendus sont produits localement.

Grâce à la visite de cette entreprise nous avons pu constater qu’elle faisait constamment preuve d’une grande innovation et nous remercions chaleureusement monsieur Ceralli pour sa présentation et l’opportunité de découvrir l’univers des arômes industriels.

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Et comme nous l’a si bien dit notre guide des jardins aromatisés :
“Comme les peintres jouent avec les couleurs, nous nous jouons avec les odeurs”

Charlotte et Alexandra

Schindler

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Ce jeudi 10 juillet nous avons eu la chance d’être accueillis dans les locaux de Schindler à Shanghai. M. Book nous a fait une présentation de la situation de Schindler en Chine avant de nous parler des défis auxquels doit faire face l’entreprise dans le domaine de la mobilité urbaine. En proposant la vente, l’installation et la maintenance des produits, l’entreprise tend à être un partenaire tout au long du cycle de vie des ascenseurs et des escalators. L’entreprise diversifie son activité en équipant des hôtels, des hôpitaux, des centres commerciaux ou encore des bureaux. Elle est présente dans une centaine de pays dans lesquels elle emploie quelques 48’000 employés.
Due à sa récente urbanisation, la Chine est devenue un des marchés les plus importants pour l’entreprise. Elle prévoit d’ailleurs d’y construire la plus grande usine de production d’escalators au monde, à Jiading dans le disctrict de Shanghai. M. Legeret et M. Aureyro nous ont ensuite parlé de l’aspect plus technique, en nous expliquant notamment comment fonctionnent les différents ascenseurs de Schindler. Il en est ressorti que la sécurité était la préoccupation principale de l’entreprise, qui a mis au point différents mécanismes destinés à garantir la sécurité des usagers en tout temps.
Nous avons terminé notre visite en observant de plus près quelques machines de l’entreprise, ce qui n’a pas manqué d’attiser la curiosité de certains.

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Nous remercions également les différents intervenants d’avoir pris le temps de nous faire d’intéressantes présentations et de répondre à toutes nos questions.

Shalini et Paul

Le transport maritime chinois

Samedi, 12.07.2014

L’activité maritime chinoise est le miroir d’une incroyable mutation économique avec des industries manufacturières tournées vers l’exportation et une énorme demande de matières-premières pour soutenir le développement rapide du pays. Cette industrie est rapidement devenue l’une des premières au monde. En 2007, le secteur a contribué à hauteur de 10% du PIB. Ce dernier comprend le transport de marchandises (sur mer) et la construction navale. La flotte chinoise est principalement constituée de vraquiers, pétroliers et conteneurs. Il est intéressant de noter que leurs capacités de transport ont chacune triplé entre 2002 et 2012.  En ce qui concerne le transport de marchandises, la Chine exporte près du quart des containers au monde. Dans les 7 premiers ports à containers du monde, trois sont chinois.

L’interdépendance des pays commerciaux a engendré de profondes modifications chez les principaux acteurs de ce secteur. En effet, la Chine a acquis un droit de veto concernant les décisions prises à l’échelle mondiale. Elle est en train de devenir l’un des plus redoutables gendarmes de la concurrence, avec un droit de vie ou de mort sur les fusions et acquisitions. Dernièrement, la Chine a utilisé ce droit et a ainsi refusé une fusion entre trois leaders mondiaux : Maersk, CMA-CGM et MSC. Notre interprétation est que la Chine souhaite protéger son industrie maritime et notamment, la principale entreprise de transport chinoise : COSCO.  Nous pensons aussi qu’elle va occuper une place cruciale ces prochaines années avec la possibilité de dicter les règles du jeu de ce marché, étendre sa clientèle et influer plus activement sur les frets.

Afin d’illustrer cette formidable évolution du transport maritime chinois, nous sommes allés au Port de Yangshan qui est un port pour les navires porteurs de containers, il est en eau profonde avec un tirant d’eau de 15,5 mètres. Ce port se situe au sud-est de Shanghai et fait partie intégrante de Shanghai. Ce dernier est actuellement le port le plus important du monde avec 32 millions de containers, soit 736 millions de tonnes, qui transitent chaque année. La construction du port de Yangshan a été commencée en 2000, avec d’abord la construction du Pont de Donghai qui est le plus long pont sur la mer du monde avec une longueur de 32,5 km, ce pont permet de relier l’île au continent. Ensuite la construction du port est répartie en 4 étapes. La phase 4 est actuellement en cours, l’objectif est de l’achever en fin 2015 avec 5 terminaux de 30 postes à quai.

Deux responsables du port nous ont fait visiter leur salle d’exposition dans laquelle se trouve un modèle entier du port ainsi que le pont le reliant :

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Port de Yangshan et ses 10km de containers :

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Transport de produits manufacturés à destination du port de Yangshen par l’intermédiaire de la principale entreprise de transport maritime en Chine : COSCO (China Ocean Shipping Company) :

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Florent Ghose & Quhan Yin

Visite de Blancpain

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Ce mercredi 9 juillet, après une journée passée entre groupe de projet, nous avons eu l’opportunité de visiter le plus vaste magasin au monde de Blancpain.

Il faut tout d’abord savoir que pour les Chinois, une montre est considérée comme un accessoire de beauté, comme un bijou, plutôt qu’un accessoire leur servant à savoir l’heure qu’il est. Les montres de luxe sont aussi portées afin de montrer l’appartenance à une classe sociale et leur ponctualité.

Concernant le marché de l’horlogerie de luxe en Chine, une diminution de plus de 20% des ventes a été constatée s’expliquant notamment par l’interdiction du gift-giving, technique utilisée par les investisseurs pour corrompre des hauts dirigeants par exemple.

Les clients principaux du marché de l’horlogerie de luxe en Chine sont principalement des hommes d’affaires d’une trentaine d’année, tandis qu’en Europe ce sont plutôt des hommes d’une cinquantaine d’années.

Concernant Blancpain, en quelques mots, c’est une compagnie de montre de luxe suisse avec son siège social en Suisse à Paudex. Il s’agit de la plus ancienne compagnie de montres au monde, crée en 1735 par Jehan-Jacques Blancpain.

Durant la visite nous avons eu le plaisir d’assister à la présentation de M. Jack Liao, Vice-Président de Blancpain en Chine, qui nous a expliqué comment Blancpain s’efforce de mettre un point d’honneur à créer une relation-client forte. En effet, dans le magasin où nous étions, Blancpain offre la possibilité d’accéder à une librairie avec des livres recommandés par leurs propres ambassadeurs et clients, mais aussi un salon pour fumer son cigare ou même un bar où les clients peuvent déguster différents vins suisses accompagnés de fromages et charcuteries. Grâce à ces infrastructures, Blancpain renforce sa relation avec ses plus fidèles clients en leur transmettant la culture des montres de luxe et les valeurs de l’entreprise.

Nous avons pu constater par nous même l’intention toute particulière portée à leur clientèle par le chaleureux accueil qu’ils nous ont réservés à l’arrivée dans leurs locaux.

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Nous avons aussi appris que Blancpain conserve son savoir faire suisse en important ses produits directement depuis la Suisse. L’entreprise s’est cependant adaptée au consommateurs chinois en proposant un modèle spécial où un dragon est gravé dans le cadran ou sur une montre proposant un calendrier chinois qui est différent du format habituellement utilisé en Occident!

Enfin, la visite s’est terminée par une visite de l’atelier où nous avons pu voir le travail minutieux et appliqué des employés réparant les montres. Ils nous ont par ailleurs appris que leurs montres ont en moyenne 200 pièces à assembler et l’une d’entre elles en compte même 450.

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Ainsi s’est terminée notre journée et nous tenions à remercier chaleureusement le magasin Blancpain se situant à Xintiandi pour leur merveilleux accueil.

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Ken et Céline

Swissnex & Shanghai Young Bakers

Swissnex

Notre journée de mardi s’est terminée par une visite des locaux de Swissnex China. Nous avons été accueilli par Elsa qui nous avait concocté un petit cas pratique. Nous étions répartis entre différents groupes et devions essayer d’importer en Chine des articles typiquement suisses tels que des St-Bernard, un étendage, du Cenovis, des Biberli, des skis Stöckli ou même un cor des alpes. La communication du produit a donné lieu à de jolies trouvailles:

  • Saint-Bernard, the emperor of dogs
  • With Cenovis, eating becomes special
  • Stöckli, Swiss ski style
  • With a Stewi, dry your clothes and keep your family clean
  • Feel Swiss purity
  • Biberli, a bite of Switzerland

Par la suite nous avons eu la chance de pouvoir assister à une présentation très dynamique de Pascal Marmier concernant l’entreprise Swissnex. Il nous a parlé du système d’éducation en Chine ainsi que de l’innovation. Swissnex offre aussi son aide à des start-up pour se lancer. Après une série de questions-réponses, nous avons pu profiter d’un buffet entièrement préparé par l’ONG Shanghai Young Bakers.

L’ONG nous a été présentée par Floriane Lemoine, Project Manager. Le but de cette ONG est d’aider des jeunes défavorisés à être indépendants en leur permettant d’intégrer une formation d’une année en pâtisserie. Les jeunes effectuent 2 semaines de cours et 2 de pratiques par mois lors desquels ils sont encadrés par des chefs pâtissiers intégrés à l’ONG ou faisant partie d’hôtels de Shanghai. Ainsi les apprentis ont une opportunité d’obtenir un emploi après leurs études dans les cuisines de grands hôtels. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur Shanghai Young Bakers, allez visiter leur site internet: www.shanghaiyoungbakers.com/home ainsi que leur page Facebook: shyoungbakers.

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Ken, mardi 8juillet 2014

 

Visite Nestlé – Totole

Nous avons aujourd’hui commencé la journée avec la première des différentes visites d’entreprises prévues durant le voyage. Après un trajet d’environ 1h en bus, nous sommes arrivés au centre de Recherche et Développement de Nestlé utilisé conjointement avec la marque Totole, leader de bouillon alimentaire sur le marché chinois. Cette dernière est détenue à 80% par Nestlé.IMG_2703[1]

A notre arrivée nous rencontrons Bertrand Cesar, head of R&D, qui nous informe directement qu’une coupure d’électricité a lieu en ce moment même et que donc, l’usine se trouve dans l’incapacité de fonctionner. Il nous explique ensuite que Nestlé accorde une importance primordiale à la sécurité pour l’ensemble de ses collaborateurs et qu’il est obligatoire de se tenir à la rampe des escaliers pour accéder à l’étage supérieur. Ensuite avant d’entrer dans les locaux du centre de R&D, Bertrand César nous informe que grâce au programme de sécurité des collaborateurs, ce dernier a permis d’éviter un grand nombre d’accident et ce, depuis son ouverture il y a 10 ans. Tous installés dans la salle de conférence surchauffée en raison du manque de clim, munis d’une bouteille d’eau de la marque Nestlé nous entamons une discussion sur la position de Nestlé en Chine. La présentation ne s’est pas déroulée comme prévue suite à l’interruption de courant et de ce fait, aucun support visuel n’était disponible. Malgré cet imprévu, il a tout de même réussi à nous communiquer les points essentiels grâce à la vieille méthode, le tableau blanc.

Nestlé en Chine c’est donc 55’000 employés, 4 centres de R&D et c’est devenu en quelques années le 2è marché le plus important au niveau mondial. Une particularité du marché chinois qui nous a été exprimée de nombreuses fois durant la journée est l’extrême importance accordé à la sécurité alimentaire de la part des consommateurs chinois ! Ceci est lié à plusieurs scandales alimentaires et donc, le gouvernement prend des mesures drastiques pour éviter que cela se reproduise.

Nous avons appris de cet entretien que les travailleurs chinois accordaient une grande importance à leurs conditions de travail et n’hésitent pas à aller voir ailleurs s’ils estiment qu’ils peuvent trouver de meilleures opportunités ailleurs. De plus, nous avons été sensibilisés aux challenges liés à l’interculturalité auxquelles sont confrontées les entreprises multinationales.

Les conditions n’étaient pas en notre faveur : cette coupure de courant ayant duré toute la matinée, nous n’avons malheureusement pas pu visiter les usines car toutes les machines étaient à l’arrêt. Malgré cela, cette première visite fut une expérience enrichissante et nous a sensibilisé à la relation entre une multinationale et une entreprise privée chinoise.

Signé: Amélie & Raphaël

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Hier, nous avons eu la chance de rencontrer trois responsables de Carrefour Chine. La visite a commencé par un aperçu des alentours du bâtiment qui nous a permis de prendre connaissance de l’environnement dans lequel l’hypermarché est implanté depuis 2004. A cette époque, il n’y avait encore rien dans les environs.

Par la suite, M. Loïc Frouart, M. Olivier Tollet et M. Xavier Bodenes nous ont chaleureusement accueilli dans les bureaux de Carrefour Chine dans le quartier de Putuo à Shanghai. La rencontre a commencé par une brève introduction concernant la situation économique, politique et sociale actuelle de Chine. Nous avons notamment appris que les 238 magasins du pays avaient été regroupés en 6 régions qui, malgré une administration régionale, étaient gérés de manière centralisée dans le siège de l’entreprise. Ce mélange entre une gestion centralisée et à la fois décentralisée est une pratique caractéristique de la Chine à laquelle l’entreprise a dû s’adapter.

Nous avons également appris que 20 magasins étaient ouverts chaque année et que les emplacements choisis étaient en périhérie des grandes métropoles, suivant ainsi une politique de “Hub development“.

Plus tard, M. Bodenes, responsable de a sécurité alimentaire et de la qualité nous a renseigné sur les principales préoccupations de l’entreprise qui du reste a récemment effectué d’importants investissements pour garantir la provenance de ses produits. La sécurité alimentaire est d’autant plus difficile à garantir de par le fait que les fermiers, principaux fournisseurs locaux de Carrefour, n’ont pas de formation particulière et sont habitués à utiliser de faux engrais et de faux pesticides ce qui engendre d’importants problèmes de santé. Carrefour a donc décidé de mettre en place un système de collaboration avec ses fournisseurs afin de les sensibiliser aux méfaits de l’utilisation de faux pesticides.1

Après avoir posé quelques questions aux responsables durant le lunch, nous avons effectué une visite du magasin en compagnie de Madame Cinde Ju et nous avons eu la chance d’accéder au cœur des laboratoires permettant de tester la qualité des produits. Les chimistes choisissent des produits qui subissent différents tests pour contrôler la présence de substances dangereuses.

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Après cette visite nous sommes retournés dans les bureaux de Carrefour et nous avons reçu de précieuses informations concernant une des principales innovations de Carrefour en Chine, le “COS, Central Operation Security Center“. Cette infrastructure unique, mise en place dans le cadre de la gestion des risques, permet de centraliser les données de tous les Carrefour de Chine. Par exemple, si un des frigos du Carrefour de Beijing tombe en panne, un signal sera immédiatement envoyé au COS à Shanghai. Cependant, le COS ne réagira que dans le cas où l’enseigne ne prend pas les mesures nécessaires. Ce centre fournit ainsi toutes les informations nécessaires au bon fonctionnement des affaires ainsi qu’à une gestion optimale d’éventuelles situations de crise.

Au terme d’une visite de plus de 4 heures pendant lesquelles les responsables ont été disposés à répondre à toutes nos questions, nous avons pu vérifier le business model canevas de Carrefour Chine que nous avions établi en Suisse. Nous avons ainsi pu éclaircir tous nos doutes et valider ou non les différentes hypothèses que nous avions émises.Nous tenons finalement à remercier chaleureusement M. Loïc Frouart, M. Olivier Tollet et M. Xavier Bodenes de nous avoir accordé autant de temps et de nous avoir donné cette opportunité unique de visiter le cœur de Carrefour Chine.

Le groupe Carrefour

Céline, Charlotte, Ken, Matteo, Paul et Shalini