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Les entreprises de Shanghai 2014

Une partie importante du dispositif pédagogique de Shanghai 201x s’articule autour de la comparaison du modèle d’affaires d’entreprises présentes en Europe et en Chine. Cette année 4 groupes d’étudiants auront la tâche de décortiquer les modèles d’affaires et leurs différences de Lacoste, Carrefour, C&A et Toys’R’Us. D’ores et déjà un grand merci à ces enseignes pour leur soutien.

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Shanghai 2014, c’est parti !

Les 22 étudiants sélectionnés au cours « Doing business in emerging markets » sont désormais à mi-chemin de leur préparation pour le voyage d’études à Shanghai du 6 au 16 juillet 2014.

Grâce à leur passion démesurée pour la transmission du savoir et aux retours enthousiastes des étudiants ayant participé aux éditions 2012 et 2013, les professeurs organisateurs Marc Laperrouza et Maia Wentland ainsi que les généreux sponsors ont relancé le défi du voyage à Shanghai. Cette année le défi est d’autant plus d’important car les modules de préparation au voyage ont lieu tout au long du semestre. Le but étant d’approfondir les connaissances sur l’empire du Milieu et de préparer au mieux les étudiants au choc culturel qui les attend dans quelques mois…

Depuis leur sélection avec une vidéo de motivation de 2-3 minutes en anglais, les élèves se trouvent au nouveau bâtiment du Geopolis tous les jeudis après-midi. Les activités sont plus que variées et l’objectif d’enrichir le « global mindset » est toujours présent dans les séances. En effet, l’un des grands objectifs de ce projet issu du Fond d’Innovation Pédagogique de l’Université de Lausanne, est de sensibiliser les jeunes étudiants d’HEC aux enjeux économiques, sociaux, politiques et culturels de la Chine, pour qu’ils comprennent la nécessité d’adapter le modèle d’affaires et le management à l’environnement local.

Cet état d’esprit global a été introduit dès le début du semestre, lors d’un « focus group » réalisé avec un groupe de 10 élèves volontaires auprès du Centre de Soutien à l’Enseignement. Encore peu conscients de ce large concept les étudiants sont rentrés dans de vives discussions et échanges d’opinions.

Dès la première séance, les élèves ont vite compris que ce cours n’était pas comme les autres. Après la présentation du voyage et des délivrables du cours, les interactions entre étudiants et étudiants-enseignants sont lancées. Les élèves sont amenés à se présenter devant la classe et définir leurs critères de succès du voyage. Ainsi ils commencent à faire connaissance avec les autres participants mais aussi avec eux-mêmes. En effet l’exercice d’écrire 5 principaux talents et téléphoner à 3 personnes pour discuter de ses talents, confirme et parfois surprend sa propre vision de soi (exercice que je conseille à tout le monde, les surprises sont à la clé !). L’exercice devient encore plus intéressant quand il s’agit de repérer un collègue qui n’a aucun de ses propres talents et découvrir une affinité commune pour la reporter sur le tableau.

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Dès la deuxième séance, les étudiants sont mis au travail. Le devoir est écrire son « profil » avec les éléments suivants : La Chine en 3 mots – Un personnage chinois qui m’inspire et pourquoi – Le secteur et/ou la fonction de mes rêves – Mes objectifs pour le voyage et comment je pense m’y prendre pour les réaliser. Si certains aspects sont gardés confidentiels par le professeur, il en résulte une séance de discussions autour de quatre concepts clés : l’économie, la politique, la technologie et la société chinoise. La séance survole aussi les évènements historiques importants de la Chine et est animée à la fois par le chant des Dynasties Chinoises en version « frère Jacques » (très bien interprétée par les élèves☺) ainsi qu’un atelier-dessin visant à prendre connaissance de la carte de la Chine.

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La troisième session voit la participation du premier intervenant externe et met en scène un atelier très original et apprécié par les élèves. Menée en anglais par le Prof. Joe DiStefano, professeur Emeritus à l’IMD, cette séance est loin d’un cours traditionnel. La session est construite autour d’un jeu « Bafa Bafa », qui voit les étudiants divisés en deux groupes : les Alphas et les Betas. Chaque groupe est réuni dans une salle pour exercer sa propre culture sous forme de jeu. Le jeu est bien sûr le même pour les deux groupes mais les règles de jeu et la signification des cartes bien différentes! A chaque tour (trois en total) deux observateurs de chaque équipe doivent sortir de leurs salles pour visiter « l’autre » culture. Le but étant de jouer aux cartes en s’adaptant aux règles voisines. Les deux « étrangers » doivent faire preuve d’un œil observateur, d’adaptation et d’apprentissage rapide ainsi que d’un esprit de synthèse lors du partage de leur expérience avec le reste du groupe – après chaque tour les deux observateurs ont un moment pour partager leur expérience avec leur équipe. Le grand enjeu est alors l’interprétation des scènes vécues. Le but de cet exercice étant de sensibiliser les étudiants aux différences culturelles et d’améliorer leur capacité de surpasser les barrières à l’entrée d’une nouvelle culture.

La quatrième séance est un retour sur les évènements historiques de la Chine contemporaine. Pour cette séance il a été demandé aux élèves de faire ressortir leur esprit critique en répondant à un questionnaire sur deux vidéos d’Arte. Il est à noter que les élèves ont reçu les félicitations du professeur pour leurs réponses aux questions (ceux qui connaissent Marc savent que c’est un évènement rare). Bien que relativement théorique, cette séance est essentielle pour comprendre l’environnement macro-économique en Chine et ses enjeux futurs.

La cinquième séance permet le retour sur les canevas « business model » et « value proposition » développés par Alexander Osterwalder et Professeur Yves Pigneur, à HEC Lausanne. D’autre part elle appréhende quelques notions de la distribution. Conduite par Boris Fritscher, cette séance de travail en équipe permet de replonger les étudiants dans les « best practices » pour le « design » d’un canevas et les techniques de « storytelling ». En fin de séance, les élèves sont armés des techniques d’observation pour pouvoir ensuite les tester sur le terrain : dans le magasin de Manor à Lausanne. En effet, pour la dernière séance avant les vacances de Pâques, les élèves doivent préparer le « business model » et « value proposition » canevas de Manor. Cette fois-ci, la présentation doit être plus que soignée : Pierre-Antoine Binard, directeur finance et stratégie du groupe Manor est le maître de conférence. Après un exercice de questions-réponses mené par M. Binard et quelques conseils de Boris, les canevas (business model et value proposition) sont prêts à être présentées.

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La séance se termine avec la présentation de M. Binard qui révèle les aspects « backstage » du « business model ». Très centrée sur la pratique, cette séance a permis d’élargir les connaissances dans le domaine de la grande distribution, de comprendre comment l’observation sur le terrain doit être menée afin de remplir le plus possible le business model canevas et quels éléments ne peuvent pas être révélés.

Début de semestre très intense pour les 22 étudiants ! La suite se veut prometteuse…

Préparé par Valeria Pelosini, avril  2014

L’éducation en Chine

Notre voyage avait pour but d’activer nos vénérables cerveaux d’universitaires et de les pousser à réfléchir d’une manière totalement différente de ce que nous avions l’habitude jusqu’alors. Nous avons réfléchi sur des thèmes tels que l’innovation, la propriété intellectuelle, les incubateurs, l’urbanisation, et j’en passe… Mais si nous avons parcouru plus de 9000 kilomètres pour s’immerger dans ce nouvel univers, des dizaines de milliers d’étudiants chinois se posent ces mêmes questions chaque jour.

Dans les bureaux de swissnex, nous avons pu parler de l’innovation en Chine avec une ancienne étudiante chinoise. Sans reprendre les propos déjà énoncés dans le post –From « Made in China » to « Innovate in China »-, je peux toutefois rappeler que l’innovation est un sujet central pour le gouvernement afin de maintenir le niveau de croissance actuel. Comment y parvenir ? Une des solutions évidente est de former des talents et c’est ce à quoi Xi Jinping et son équipe travaille dur comme fer. La difficulté cependant, d’après notre « conseillère chinoise » (nous étions divisés en trois groupes de discussion avec chacun une employée de Swissnex d’origine chinoise) se situait au niveau du changement de paradigme : comment passer d’une culture de la copie à une culture de la prise d’initiative. Elle nous expliquait que depuis tout petit les chinois étaient habitués à copier, en faisant référence à l’apprentissage des caractères chinois. Ceci est le point central du système éducatif chinois, le gouvernement doit revoir l’éducation nationale afin de laisser de la place à l’improvisation, l’esprit entrepreneurial, etc. Si le gouvernement investi de plus en plus dans l’enseignement universitaire, et que le nombre de gradués augmente chaque année (+ de 8 millions de diplômés en 2011), l’axe crucial ici reste la qualité des gradués. En effet, si l’on s’en fie au nombre de brevets convertis, la Chine ne talonne toujours pas les premiers du classement (la qualité n’est pas égale à la quantité).sufe

Notre rencontre avec des étudiants chinois de la SHUFE (Shanghai University of Finance and Economics) nous a laissé entrevoir cette procédure de changement. Lors de l’exercice au cours duquel nous devions présenter chacun notre binôme chinois et vice-versa, un bon nombre d’étudiants locaux nous ont confiés leurs volontés d’entreprendre, de créer de nouvelles choses. Un signe éloquent que nous, universitaires occidentaux, ferions bien de prendre au sérieux.

Raphaël Le Hoang

De la Chine jusqu’à la Suisse..

La journée a été principalement caractérisée par le travail en groupe sur les entreprises respectives des étudiants (IKEA, Piaget, Hermès, Intersport et C&A). Les groupes ont fait leur enquête concernant le modèle d’affaires des entreprises afin de collecter les informations nécessaires pour la suite de leur projet.

La Suisse en Chine :

Dans l’après-midi nous allons visiter Blancpain. L’accueil de cette firme est exclusif et surtout très aux couleurs de la Suisse : dégustation de vin suisse,  fromage et charcuterie. Passer une porte en Chine et se sentir dans un cadre totalement familier véhicule un message qui n’aurait pu être plus clair: la transmission du savoir-faire suisse au-delà des frontières.

L’importance du service après vente :

Les taxes sur l’horlogerie en Chine sont 80% plus élevées qu’en Suisse. Quelle est donc la raison de la présence massive de magasins d’horlogerie en Chine ?  Certes le prestige d’avoir des magasins dans des emplacements clés et phares est une raison mais il existe une autre explication cachée: celle du service après-vente. Le service après-vente est un élément crucial pour les clients chinois connus pour leur sensibilité au rapport qualité-prix. En effet, lorsqu’un acheteur chinois dépense une grande somme d’argent pour une montre, la qualité doit être irrévocable et si elle ne l’est pas la réparation doit l’être. Un élément qui prouve cela est que l’espace de réparation est visible dans le magasin et que les employés peuvent être observés dans leur travail minutieux (ce qui n’est pas le cas en Suisse). L’orateur nous dit que plus de 60% des montres réparées dans leurs magasins n’ont pas été achetées en Chine. Ce pourcentage correspond du reste à la proportion des achats de luxe effectués par les clients chinois (60% des achats de luxe se fait à l’extérieur des frontières).

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Nous allons ensuite découvrir une cuisine chinoise (province du Hunan) modernisée et revisitée par le piment.

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