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Le Mahjong

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Le mahjong est un jeu de société pratiqué depuis presque un millénaire en Chine. Notre premier contact avec le mahjong a été par le biais d’un cours dispensé par une spécialiste à Shanghai. Le contexte était aussi amusant que l’activité en elle-même. Pour arriver au lieu du cours, nous avons passé par une arrière- cours typique des petits immeubles de deux étages de la ville. Le jeu en tant que tel est assez complexe, surtout la phase distribution des « blocs ». Une première partie d’entrainement et d’identification des caractères chinois pour reconnaitre les différentes familles et la numérotation des éléments du jeu n’a pas été superflue. Après environ une demi-heure d’introduction, nous avons sommes rentré dans le vif du sujet : notre première partie de mahjong. C’est à ce moment que nous nous sommes rendu compte que même sans comprendre encore toutes les subtilités  et avec une fluidité de jeu toujours assez aléatoire, les automatismes ont commencé à se créer et le plaisir de jouer s’est directement installé. Fin de partie : égalité, personne n’a gagné. Il n’en fallait pas moins pour attiser l’esprit de compétition. C’est donc à la deuxième partie que les choses sérieuses ont commencé. La phase de découverte était passée et nous jouions pour gagner ! Et l’autre élément clé du mahjong dans la culture chinoise est arrivé : parier de l’argent ! En effet, dans un contexte actuel ou les jeux d’argent sont interdits, le mahjong et les jeux de société en général, sont une soupape à cette pratique qui représente une zone grise, encore partiellement tolérée par le gouvernement. Mais encore une fois, il a fallu apprendre la manière de parier : une première partie de l’argent est une mise de base commune, semblable à notre poker occidental, mais une deuxième partie est fonction des blocs « fleurs » récoltés par les joueurs au cours du jeu. Au final, nous avons tous énormément apprécié cette activité ludique et ce fut un bon moment de détente au milieu d’autre activités plus sérieuses orientées sur le business, et un certain nombre d’entre nous envisage sérieusement d’y rejouer à l’occasion à notre retour en Suisse.

Les transports en Chine

 

Malgré les aprioris hérités de nos mentalités européennes, les transports en Chine sont très efficients. En effet les trains arrivent à l’heure, les bus sont climatisés et les métros sont bien mieux gérés que par nos amis des TL. Il est toutefois à noter que notre point de vue sur les transports est biaisé par ceux que nous avons pris essentiellement à Beijing et Shanghai et nous pensons que des surprises peuvent encore attendre à l’intérieur du pays… Bonnes ou mauvaises d’ailleurs.  Notre expérience du bus pris à la gare de Yiwu était assez dépaysante mais très amusante. Les gens attendent en masse devant les places réservées aux véhicules qui les emmèneront à destination et l’entrée dans le bus devient sportive. La place assise est une chose rare, réservée aux plus rapides, aux plus malins, ou aux plus forts.  Pour les plus faibles, il ne reste que la possibilité de rester debout, collé aux autres passagers qui peuvent avoir les mains baladeuses. Notre ami Robin en a fait les frais en se faisant subtiliser son portemonnaie.

Gare de Shanghai

Gare de Shanghai

Dans l’ensemble nos expériences respectives en transports public Chinois ont été plutôt positives, les métros de Shanghai et Pékin couvrent des distances  (environ 1.5km entre chaque arrêt) à la hauteur de la grandeur de ces mégapoles. Cela ne s’arrangera probablement pas au vu de la croissance urbaine phénoménale. De ce fait, les lignes de métro et de bus existantes ne devraient pas suffire à l’afflux d’usagers et devraient s’accroitre ou se multiplier.

 

En ce qui concerne le réseau ferroviaire, celui de la Chine couvre intensément une grande partie du pays et plus ponctuellement les régions isolées de l’Ouest. Il existe même une ligne rejoignant le Tibet, fréquentant des passages à 3000m d’altitude. Pour ce qui est des lignes de l’Ouest, il existe des trains standards, roulant à des vitesses respectable pour faire le lien avec les villes périphériques aux mégalopoles. Ce fut le cas de notre expérience de transit à Yiwu en passant par Hangzhou depuis Shanghai. Il est à noter que les trains sont d’une ponctualité minutieuse et que la seconde classe chinoise est bien plus spacieuse et confortable que celle de nos amis des CFF, et encore plus si cela est possible que celle de nos amis chers de la SNCF. De plus, le système ferroviaire chinois propose des voyages entre les mégapoles dans des trains voyageant (voyage voyaaaaaage) à plus de 300 km/h. Lors de notre transfert entre Beijing et Shanghai, il était intéressant de constater que des villes fleurissaient tout au long de la ligne. Cela laisse à présager que dans les années à venir, des arrêts supplémentaires apparaitront au bon gré de l’urbanisation rapide que connaît la Chine.

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Chantier de nouvelles agglomérations sur la ligne Beijing-Shanghai

Matteo Knobel & Jean-Michel Fäh

Lacoste en Chine

Premier jour de field work : Rendez-vous avec le CFO de Lacoste Chine pour certains, et visite du magasin Lacoste pour les autres.

A notre arrivée, nous avons été accueilli par la réceptionniste qui nous a emmené dans une salle de conférence où allait se dérouler l’entretien avec un des responsables de Lacoste en Chine. Nous avons eu l’agréable surprise qu’il ne soit pas seul : il a décidé d’emmener un de ses collègues. Nous avons commencé l’interview qui s’est déroulé sans aucune embuche : le responsable Lacoste avait très bien préparé les questions que nous lui avions fait parvenir avant notre rencontre. Les discussions que nous avons eues avec nos deux hôtes nous ont apportés des informations supplémentaires très utiles pour le rapport final.

Nous avons abordé plusieurs sujets, tels que le positionnement de Lacoste en Chine, leur système de production, les différents partenariats contractés, etc. A la fin de notre entretien, ce groupe a eu la chance de visiter les bureaux de Lacoste à Shanghai et d’assister un bref moment à un shooting photo de la marque. Très impressionnant!

Pendant ce temps là, le reste du groupe visitait le magasin Lacoste. Cette visite était une belle petite aventure. Lorsque nous sommes arrivés devant le premier magasin que nous souhaitions analyser, il n’existait plus. Nous nous sommes donc rendus au deuxième magasin que nous avons facilement trouvé (et qui existait toujours) dans un centre commercial. Bien exposé et bien visible depuis l’extérieur, le magasin était très lumineux et offrait une bonne visibilité des produits. La ressemblance avec le magasin Lacoste de Lausanne était frappante : même type d’étagères, même nombre de produits par rayon. Néanmoins, nous avons noté certaines différences au niveau des prix (légèrement plus élevés par rapport à la Suisse), au niveau des couleurs (plus flashy) et moins d’allusions au sport. En effet, nous avons observé qu’en Chine, les consommateurs prêtent moins attention à l’image sportive que véhicule Lacoste en Europe. Quant au service, les vendeuses ne parlaient malheureusement pas anglais mais ont malgré tout essayé de nous venir en aide.

Lacoste Magasin

Le Fake Market de Shaghai est un bon baromètre pour voir si la marque est populaire ou non. Nous avons donc été faire un tour devant les stands masculins, et dès le premier on nous a proposé un polo Lacoste. Lorsque nous avons pénétré la boutique, nous ne voyions aucun autre polo de la marque. Nous avons donc demandé au vendeur s’il avait d’autres choix et il nous a emmené dans une petite salle cachée derrière des rideaux d’habits dans lesquels se trouvait toute une gamme de polos Lacoste de toutes couleurs. Nous remarquons donc que les sanctions de contrefaçons de Lacoste sont bien mises en place et que les vendeurs sont plus prudents. Ce phénomène prouve que la marque est encore populaire.

 

L’entretien et la visite ont été très enrichissants et nous ont permis de compléter notre modèle d’affaires tout en apportant des informations supplémentaires.

 

C&A

L’entreprise familiale C&A, filiale du groupe COFRA, fût créée en 1841 par deux frères, Clemens et August Brenninkmeyer aux Pays-Bas. Sa vision est de proposer des produits de qualité à prix abordables. Les produits proposés par la marque sont des vêtements et accessoires vestimentaires prêt-à-porter  dont les caractéristiques discriminantes sont principalement la simplicité, les prix atteignables et la durabilité par l’utilisation de matériaux tels que le bio-coton.

Son implantation en Chine est maintenant affirmée puisqu’elle compte aujourd’hui 55 magasins dans 22 villes chinoises. Notre tâche fût d’identifier les caractéristiques principales des business model suisses et chinois de la marque puis de souligner les divergences stratégiques selon le pays. Des recherches approfondies et visites de magasins nous ont permis de visualiser assez précisément les aspects stratégiques. De manière à comprendre précisément le marché chinois et le fonctionnement de l’entreprise en Chine, nous avons complété nos recherches par l’interview d’une employée.

Il fût intéressant d’effectuer ce travail en Chine afin de remarquer que le système de transparence propre à celui d’une entreprise familial pouvait s’étendre jusqu’à l’Extrême-Orient. Pour nous, la vraie plus-value d’une telle expérience fût de réaliser à quel point les stratégies de vente de certains produits tels que les vêtements doivent être adaptés à des caractéristiques culturelles selon le pays d’implantation. Ayant auparavant étudié le modèle d’affaires suisse de l’entreprise et compris l’importante portée d’un produit durable au niveau du consommateur, nous avons constaté des divergences à ce sujet lors de l’analyse du marché chinois de C&A. En effet, la durabilité est un critère qui pèse bien moins en Chine qu’en Europe au niveau du consommateur individuel, caractéristique propre aux pays émergents.

Les caractéristiques culturelles chinoises sont considérablement prises en compte par l’entreprise dans l’adaptation de sa stratégie. Une particularité du peuple chinois est l’appréhension à « perdre la face », et l’individu tâche sans cesse de minimiser les risques de survenance d’une situation embarrassante qu’il pourrait provoquer en faisant des erreurs dans sa tenue vestimentaire. C&A cherche donc à aider le consommateur chinois dans cette minimisation du risque en proposant des articles tendances mais très simples, que le client peut utiliser dans divers contextes. L’entreprise suggère même des « templates » de tenues pour le travail, l’école, les loisirs, et même les stages.

En somme, cette expérience nous aura appris que de mêmes produits peuvent être vendus de manière drastiquement différente d’un bout à l’autre de la planète selon les caractéristiques culturels des pays dans lesquels les entreprises s’implantent. Toutefois, C&A ne semble pas avoir encore totalement percée le marché chinois contrairement à ses concurrents H&M ou Uniqlo, dont les modèles d’affaires semblent plus « universel » et requérir moins d’adaptabilité. Le problème de C&A proviendrait-il plus de sa vision que d’une certaine quantité d’efforts stratégique dans son expansion mondiale ?

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L’équipe C&A

“Le havre de paix du voyage”

La journée s’annonce bien avec une petite brise du matin en plein coeur de la ville de Hangzhou – chef-lieu de la province de Zhejiang. Après une visite riche en découvertes dans les ateliers de couture et de travail de tissu à l’usine Hempel et High Fashion Company, Maia et Marc nous ont emmené dans un des endroits les plus apaisants et régénérants de toute notre voyage qu’est le temple bouddhiste Lingyin “灵隐” - signifiant “la retraite de l’âme” littéralement.

Sitôt que nous fûmes entrés dans le périmètre, l’immensité de la surface du temple se fit d’emblée sentir. Surmonté par de grands bois et de vastes clairières, le charme du lieu sacré semble bien se déployer davantage.

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Les sculptures de multiples bouddhas dans de diverses positions ont tous attiré notre attention et stimulé notre curiosité. Notre guide chinoise nous conta ensuite l’histoire qui lie ces derniers dans leur époque respective. Le plus éminent de tous étant le Bouddha Sakyamuni, le précurseur et prophète de la religion (philosophie) bouddhique que nous connaissons aujourd’hui. Ayant atteint par lui-même la voie de la non-souffrance, l’élevant à l’éveil ultime – communément sous le nom de “nirvana” – les adeptes bouddhistes n’hésitent aucunement d’accourir à ce lieu sacré afin de le vénérer, en signe de bonheurs, joies et prospérité.

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Elle nous a fait également part de divers mythes populaires, faisant figurer certains esprits protecteurs sous forme d’êtres humains, tels que les protecteurs des 4 directions (nord, est, ouest et sud) dans le temple du Bouddha joyeux (le petit gros bouddha). Ceux-ci sont supposés lui tenir pour bouc émissaire et éviter tout mal à son encontre. Notre guide continuant de nous informer des pratiques usuels des bouddhistes, nous remarquons soudainement de petites statues de bouddhas assemblés, s’imbriquant, et formant une sorte de petites pagodes. Selon ses dires, les pratiquants fervents faisant des actes de bienfaisance et des donations se font usuellement graver leur nom sur le dos de ces dernières en signe de chance et félicités de la vie.

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S’immergeant davantage dans le temple, nous sommes de surcroît impressionnés par d’énormes effigies de Bouddha en de couleurs vives et en or éclatant. Subjugués par leur somptueuse magnificence, nous nous situons dans lieu même où se tient les cultes bouddhistes (encens, prières etc.). Les Bouddhas en position de lotus représentant la voie par la méditation attirent véritablement nombre d’adeptes et de touristes. Les animaux des 12 cycles horoscopes chinois sont représentés en des héros humains, entourant de manière impressionnante l’effigie du prophète bouddhiste.

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D’autres objets spirituels importants ont tout aussi bien retenu notre attention telles que les “trophées” en or dans un petit monastère à l’intérieur du lieu sacré. Les noms des moines ayant accumulé de considérables mérites y sont gravés, et exposés au grand public, commémorant leur accomplissement et contributions tant à la philosophie bouddhique qu’à l’établissement du lieu sacré Lingyin.

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À la sortie, nous nous sommes retrouvés avec tous les membres du groupe ainsi que les professeurs et la guide. Le lieu nous laisse ainsi un sentiment très apaisant, ressourçant et régénérant grâce à l’harmonie saisissante qui y régnait. Imaginant le temple Lingyin avec moins de touristes, animé par les chants des soutras des moines, dans un climat doux et paisible, nous nous croirons presque dans un lieu idyllique où l’homme coexiste à merveille avec les éléments de la nature.

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Nous remercions ainsi vivement de notre guide chinoise – Kelcy – de nous avoir si bien imprégnés aussi bien dans l’histoire des religions de la chine, que dans ce milieu spirituel singulier et saisissant.

Alexandre Clemente et Pichteerath Pangphairee

La Chine et le Commerce Mondial

Chapitre 1: On débarque!

5:30 le reveil sonne, mais ce n’est pas grave car nous sommes remplis de bonnes attentes de découvrir le Tier 3 (à 4), à savoir, le marche de Yiwu.

Tout commence bien malgré la procédure de check-out légèrement inefficace. Le petit déj´ comme d’habitude, bien nutritionnel et cette fois, le bus a pu partir sans tenir compte du quart d’heure vaudois.

7:30, arrivée a la gare. On se sent comme des petites fourmis perdues dans la masse, mais heureusement nous sommes bien guidés par Le Grand Marc. Le voyage en train passe très vite, et 135 minutes plus tard, nous arrivons à la gare de Yiwu. Un peu plus rock´n’roll qu’à Shanghai, nous remarquons tout de suite que nous sommes dans le tier 3, à savoir une ville qui est en voie de développement. L’entrée dans le bus fût un reel challenge, car les chinois ont une autre idee d’une queue (global mindset). Tout se passe à merveille à part le changement de temps; la pluie persistante frappe la morale de l’équipe, qui est d’habitude très motivée.

Gare de Shanghai

Chapitre 2: Le Marche de Yiwu Le marche de Yiwu s’étend sur plus de 4 millions de mètres carrés composé d’environ 70’000 stands. Une grande majorité de ses commodités sont exportées à plus de 215 pays et régions.

Arrivés dans le deuxième district de l’International Trade Mart, nous nous sommes divisés en équipes afin d’effectuer certaines taches pour mieux comprendre le fonctionnement du marché, parmi lesquelles il s’agissait de faire des entretiens avec des traders. La majorité d’entre nous cherchions automatiquement des têtes étrangères (pas chinoises), car l’expérience passée a montré une certaine difficulté à interagir avec les chinois dû au fait qu’ils ne parlent pas forcément anglais. Cependant, nous sommes tombés par hasard sur une chinoise qui parlait bien l’anglais et avait la gentillesse de répondre à nos questions. Cette expérience nous a montré que nous ne pouvons pas faire des généralisations (heuristics). Cependant, nous avons aussi rencontré des indiens, pakistanais, iraniens et argentins, ce qui montre qu’il n’y a pas seulement du commerce entre pays émergents versus pays émergés, mais que le commerce Sud-Sud est important a Yiwu.

Yiwu Market - Traders

Cette visite nous a permis de mieux comprendre la racine de la chaîne d’approvisionnement. En effet, après avoir visité le port de Shanghai, nous sommes allés un pas de plus en aval vers la source du commerce mondial. Nous avons pu voir la vraie valeur des marchandises de monde entier.

Robin Rapp & Margaux Stepczynski

Cours de calligraphie

Samedi, nous avons eu le plaisir de participer à un cours de calligraphie. Après le cours de mandarin, place à l’écriture !

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Nous nous sommes installés dans une salle où nous avons d’abord écouté un cours afin d’apprendre les origines de la calligraphie. Après cela, nos hôtes nous ont appris à tenir correctement la plume. En effet, il faut se tenir droit à un point de la table et manier la plume grâce au poignet (attention de ne pas bouger les doigts ni les bras !).

Après ce petit cours théorique, à nous de jouer ! Nous avons donc essayé de reproduire quelques caractères chinois, chose qui s’est avérée être très difficile pour la plupart d’entre nous. Bien entendu, nous avons conservé nos premiers chefs d’œuvre.

A la fin, le groupe a eu droit à la performance d’artistes chinois : instruments de musique, chants et danses. De notre côté, nous avons aussi partagé un bout de notre culture en chantant une chanson française.

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Pour clôturer ce bel après-midi, nous avons eu droit à un encas de la part de nos hôtes. Un après-midi riche en couleurs !

Laura & Quhan

Toys’R Us

Avant l’entretien avec des responsables de Toys’R Us China, nous avons d’abord souhaité nous familiariser avec l’environnement des magasins en Chine. Nous nous sommes donc tous rendus le 09 juillet dans le shopping mall de Longzhimeng, non loin du parc de Zhongshan. Ce magasin se trouve au sixième étage du centre commercial en centre-ville, alors que celui que nous avons visité en Suisse est situé dans une zone commerciale excentrée.

Tout d’abord, nous nous sommes présentés au personnel du magasin afin d’expliquer la raison de notre présence et notre traductrice préférée (Quhan) a eu la chance d’avoir une discussion privée avec le responsable du magasin, qui nous a fourni des informations concernant les livraisons, les cartes de fidélité ainsi que beaucoup d’autres. Pendant ce temps, les autres membres du groupe ont observé en profondeur la surface de vente en se basant sur la grille d’observation que nous avions établie et en étant particulièrement attentifs aux différences entre le magasin suisse et chinois. Les marques des produits vendus sont plus ou moins similaires à celles proposées en Suisse, bien que quelques marques soient adaptées spécifiquement au marché chinois.

Nous avons constaté que l’étage où se trouve Toys’R Us est entièrement consacré aux enfants. Nous avons donc pu visiter quelques magasins de jouets similaires à Toys’R Us tels que 699, Toy Manjia ou encore Kids land. Nous avons été particulièrement attentifs aux différences de prix pour un produit similaire dans les différentes enseignes ou aux différences concernant l’offre de jouets.

Par la suite, le 11 juillet deux membres du groupe (Quhan et Houyam) ont rencontrés le manager du E-commerce et la manager des opérations de Toys’R Us Retailing China Limited lors d’un entretien organisé. Le bureau se trouve à LiFung Plaza, dans le bâtiment appartenant à LiFung, groupe originaire de Hong Kong partenaire de Toys’R Us pour l’implantation en Chine.

Elles se sont présentées à la réception et ont été reçues par les deux managers. L’entretien s’est déroulé dans une salle de réunion avec les deux personnes simultanément. Alors que Quhan menait l’entretien et posait les questions, Houyam prenait des notes. L’entretien s’est déroulé en anglais de manière agréable, les managers se répartissant les questions en fonction de leur spécialité. De plus, la discussion a pu être enregistrée après l’obtention de l’accord des personnes concernées. Après 45 minutes d’entretien, nos ambassadrices ont remercié les managers avec quelques douceurs typiquement suisses et marocaines.

Suite à cet entretien, la responsable des opérations Kathy Fung leur a proposé une visite du premier magasin ouvert en Chine en 2006, en compagnie d’un manager des opérations, Steven Ritter. Dans ce magasin de taille plus importante que celui visité à Lonzhimeng bien que plus ancien, le responsable leur a présenté la zone Babies’R Us. Ensuite, il leur a fait voir quatre marques propres à Toys’R Us et les a fait entrer dans la salle ou sont emballés les paquets commandés en ligne. Il leur a expliqué la manière dont fonctionnent les opérations de livraison, les commandes en ligne, etc.

 

Cette visite accompagnée nous a donc permis d’obtenir de plus amples informations ainsi que d’avoir un regard plus pointu sur le magasin et d’attirer notre attention sur les points les plus pertinents.toys

Le groupe Toys’R Us
Eliot, Houyam, Quhan, Amélie, Alexandra et Raphael

Rallye dans Shanghai – Sud de People’s square

Aujourd’hui a eu lieu le rallye dans Shanghai pour le groupe Carrefour. Nous avons été séparés en deux groupes et allons vous expliquer notre périple dans cette immense ville.

Nous sommes partis de l’hôtel tout euphoriques mais nous avons vite remis les pieds sur terre, ou plutôt dans l’eau. En effet à peine avions nous marché 1km qu’un déluge s’est déversé sur nous. On a donc dû courir le plus rapidement possible pour trouver un magasin vendant des parapluies. Parapluies achetés, nous prenons le métro direction People’s square. Il est 12h et étonnement peu de gens se trouvent dans les métros ou les stations.

Par la suite, nous sommes allés visiter le Shanghai Urban Planning Exhibition Hall, où une immense maquette de Shanghai nous a impressionné. Dans un premier temps, nous avons observé la maquette de jour pour essayer de retrouver les différents endroits visités la semaine. La maquette s’est ensuite illuminée pour nous donner un aperçu de la ville dans la nuit.

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L’étape d’après fut de trouver un restaurant chinois où la carte ne devait être qu’en chinois et les serveurs ne pas parler anglais. Nous avons eu de la chance de trouver un petit restaurant sur un trottoir avec des vieilles tables et des tabourets en plastique. Le restaurant ne respectait de loin pas les règles d’hygiène mais nous avons très bien mangé. En nous baladant par la suite, nous avons pu remarquer que les petits bâtiments du quartier sont pour la plupart en démolition pour laisser place à de futurs immeubles ou hôtels, illustrant ainsi l’urbanisation rapide caractéristique de la Chine.

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La mission suivante était de nous renseigner sur la provenance des produits du restaurants dans lequel nous avions mangé. Il nous a cependant été impossible de nous faire comprendre par les propriétaires. Nous avons tenté notre chance chez des vendeurs de fruits et légumes dans les rues de la ville mais le résultat fut le même. Nous avons alors demandé de l’aide à un serveur d’un restaurant avoisinant le marchand pour lui traduire notre requête. Le marchand n’était pas vraiment conscient de la provenance exacte de ses produits. Il nous a dit qu’il les achetait dans le quartier de Pudong et semblait penser qu’ils étaient tous d’origine chinoise.

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Durant tout le rallye, nous devions faire attention au recyclage dans la ville. Nous avons remarqué que les seuls efforts investis à  ce niveau étaient des poubelles composés de deux compartiments: déchets recyclables et non recyclables. Leurs contenus semblaient toutefois identiques. Nous avons pu croiser des habitants qui récoltaient les bouteilles en pet et des cartons. C’est un moyen pour eux de gagner un peu d’argent en allant revendre ces déchets.

La dernière mission qui nous a été confiée était de trouver un produit “umami”. La seule information que nous avons pu avoir était que ce terme était d’origine japonaise. Après des recherches plus approfondies sur la toile, nous avons découvert qu’il s’agissait en fait d’une cinquième saveur que l’on pouvait retrouver dans certains produits comme le thé vert ou la tomate bien mûre. C’est ainsi que nous avons terminé notre rallye avant de nous rendre à notre cours de Mahjongg.

Charlotte, Ken et Shalini

Cours de Mandarin

Ni hao 你好!

Le deuxième jour, nous avons été convié à un cours de mandarin dans le business center de l’hôtel. Nous avons pu apprendre quelques éléments basiques du langage mandarin ainsi que la formation des caractères chinois. La professeure souriait en nous voyant tenter de décrypter et prononcer les mots. Elle nous encourageait en disant gentiment « I like your way of thinking ». Au début du cours, cela paraissait être un compliment, mais au fil de la leçon, nous avons peu à peu compris que c’était une manière polie pour indiquer une réponse erronée. En effet, il nous semble que dans la culture chinoise les individus restent indirects dans la manière d’exprimer une situation gênante.Chinese lesson

En découvrant les caractères basiques, nous avons constaté qu’il y avait un lien entre la forme des caractères et leur(s) signification(s). Autrement dit pour certains mots, la forme du caractère représente la signification et ensuite l’assemblement de plusieurs caractères construit un mot, pouvant avoir une autre signification. Par exemple, le mot arbre () dessine ses traits. Ensuite, si nous reprenons ce caractère et plaçons un trait horizontal sur son tronc, sa signification devient alors racine .

Concernant les intonations du mandarin, la professeur Molly nous les a schématisées à l’aide de quatre graphiques représentant leur sens.

Le cours était à la fois intéressant et convivial, tout le monde a eu l’occasion de pratiquer le vocabulaire appris. Il ne manque plus qu’à le mémoriser correctement…

Zai jian 再见 !

Elena Bizon et Amélie Bui