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Les transports

La Chine est aujourd’hui l’une des premières puissances économiques mondiales, statut qu’elle a acquis en 36 ans grâce en partie à des investissements dans les transports et l’infrastructure. Ce développement incroyable ne s’est pas fait en une nuit, après la proclamation de la république populaire de Chine en 1949 le réseau de transport Chinois, n’était pas une priorité pour le gouvernement qui se souciait d’avantage du secteur primaire. Ce réseau bien que moderne était extrêmement inefficient et a été la cause du blocage des mouvements de charbon depuis les mines et des bien agricoles vers les espaces urbains. Ce n’est que dans les années 80 que ce réseau devient une priorité pour le gouvernement et que de grands investissements sont alors effectués.

En 1985, 2.7 Milliards de tonnes de bien étaient acheminés à travers la Chine. La
propriété et les contrôles des différents types de transports, varient selon leur
importance et leur rôle dans l’économie Nationale :
• Le réseau ferroviaire est détenu par l’état et géré par les ministères des chemins de fer
• Le réseau maritime est détenu et géré par l’état à travers une entreprise publique le COSCO (China Ocean Shipping Company Organisation)
• Le réseau aérien est dirigé par le CAAC (General Administration of Civil Aviation of China)
• Le réseau routier et fluvial incombe à la responsabilité du ministère de la communication

C’est lors du 7ème plan quinquennal (86-90) que les transports ont été décrétés comme la priorité principale de ce plan quinquennal. Afin de financer ces investissements colossaux le gouvernement fait appel aux autorités nationale, locale et privées. Sous ce plan quinquennal la priorité était accordée à la capacité des lignes de chemin de fer existantes en particulier afin d’améliorer le transport de charbon pour arriver à une capacité de 230Mio de tonnes en 1986 (à noter que cette même année les voies de chemins de fer dans leur totalité transportent 1Mia de passagers et 1.3Mia de tonnes de cargaison). D’autres objectifs étaient la construction de 3’600km de nouvelles lignes de chemins de fer ainsi que le dédoublement de 3300km de lignes existantes et l’électrification de 4000km lignes de chemin de fer existantes.

En 1986 la Chine comptait approximativement 962’800km d’autoroutes parmi lesquels 52’000km ont été achevées entre 1980 et 1985. En ce qui concerne les routes, les principaux responsables étaient les entreprises locales. Encore une fois les investissements privés étrangers ainsi que leur expertise ont permis d’accélérer ce processus. Les autoroute Chinoises transportent 660Mio de tonnes de fret et 410Mio de passagers en 1985. A noter que ces autoroutes ont été en partie mises en place afin d’alléger la pression qui régnait sur le système ferroviaire. Il y avait toujours dans les années 80 d’autres modes de transports tels que le vélo et le transport « par animal ». L’automobile est devenue aujourd’hui un mode de transport très important en Chine.

Le réseau fluvial est pour sa part le mode de transport le plus vieux de Chine (cf. visite port hier sur la carte réseau fluvial) mais après les investissement dans l’infrastructure routière et ferroviaire ce mode de transport a perdu de l’importance même si les autorités voient le transport fluvial comme une alternative beaucoup moins chère par rapport aux routes et aux voies de chemin de fer. En 1984 la rivière la plus longue de Chine Yangtze River avait un total de 70’000km de voie maritimes praticables et est devenue la ligne la plus occupée du pays transportant 72% du trafic fluvial Chinois.

Le transport maritime a également un place très importante du fait de la politique d’exportation Chinoise depuis les années 80 comme nous l’avons pu constater lors de notre visite du port de Shanghai aujourd’hui plus grand port du monde.

Le transport aérien prend réellement de l’ampleur en Chine dans les 3 dernières décennies. Des réformes ont amené à la construction et au réaménagement de plusieurs aéroports toujours pour souligner son ouverture vers le monde après plusieurs décennies d’isolation. En 1987 la Chine comprend plus de 229’000 km de routes aériennes domestiques et 94’000 km de routes internationales. Cette année le réseau aérien a connu une croissance de 40% par rapport à l’année précédente. Le CAAC comprend 274 itinéraires aériens et 33 vols internationaux vers 28 villes dans 33 pays. Ainsi que de 200 routes domestiques.

Pour conclure l’un des enjeux principaux de ce développement phénoménal a été l’ouverte économique de la Chine au monde, réagir à une urbanisation toujours plus conséquente par la mise en place de transports efficaces et adaptés aux besoins futurs et présents de la Chine. Un des bémols à ce développement effréné sont les conséquences environnementales à savoir la pollution de l’air, des sols et de l’eau.

Jean-Michel et Matteo

Jeux de société

Les jeux de société en chine sont présents en Chine depuis plusieurs millénaires. Ils font partie intégrante de la culture et sont un des aspects importants de la vie en communauté. En se baladant à pékin par exemple, on peut voir des groupes de joueurs dans la rue, réunis par terre ou sur des petites tables improvisés, jouant au mahjong ou à d’autres jeux. Cette manière de jouer à longtemps participé à la création d’un lien social, de quartier, ou les joueurs se connaissant plus ou moins étaient rejoint par des passants venus observer ou donner des conseils.
Souvent joué par des personnes ayant déjà un certain âge et une certaine maturité et qui mettent leur stratégie et leur intellect à l’épreuve face à d’autres adversaires. Du coup, la jeune génération délaisse ces jeux de rue pour des jeux vidéo, plus solitaire ou en groupe mais en tout cas online.

Tels que Starcraft ou d’autres MMORPG, ou même ces même jeux de société mais dans leur version informatiques. Le gouvernement chinois pratique une politique de répression vis à vis des jeux d’argents, malgré le fait que les chinois soient réputés friands de ces pratiques. Les jeux de société de rue sont une zone grise, ou l’implication d’argent est partiellement tolérée. Parfois, les joueurs n’utilisent pas de billets directement mais des cartes représentant une certaine valeur, à l’image des chips au poker en occident. Nous allons nous concentrer sur trous jeux emblématiques de la culture et de l’histoire chinoise : Les échecs chinoises, le go et le mahjong.

Les échecs chinois, le « Xiangqi », ont un ancêtre commun avec leurs homologues occidentaux avec lequel ils partagent beaucoup de similitudes. Les pièces ressemblent aux échecs classiques, car il y a le fou, la tour (chariot) et un roi. Mais il y a tout de même certaines différences, par exemple la disposition initiale ou bien une pièce additionnelle appelée canon qui permet de supprimer une pièce en diagonale ou horizontale comme la tour seulement si une autre pièce se trouve entre ces deux. De plus il se joue plutôt avec des jetons plats et non avec des figurines comme nous en avons l’habitude, et le cheval ne peut pas sauter au-dessus d’autres pièces.
Le mahjong est un jeu de stratégie et de chance longtemps joué par les plus anciens. Le but étant de former des familles avec, à l’origine, des tuiles en ivoires, peu à peu remplacées par des tuiles en plastiques ou des cartes. Souvent accompagnées de mises d’argent ce jeu est plus qu’un simple passe-temps pour la plupart des joueurs aguerri.

Le dernier jeu qui vaut la peine d’être mentionné est le go. Le go a une origine quelque peu floue car d’abord trouvé en Chine il est malgré cela beaucoup plus joué et apprécié au Japon. Ce jeu consiste à placer des pierres noires ou blanches à tour de rôle sur un goban (plateau avec 19×19 intersections) dans le but de conquérir des territoires.

Bref, ces différents jeux ne sont pas réservés aux enfants comme on peut le constater en Occident mais plutôt pratiqués par toute une communauté mature et spécialisée dans ces activités.

Eliot et Fabio

Texte-tile

hempel

Avec 35% des exportations mondiales de vêtement, la Chine est considérée comme le meneur mondial de l’industrie textile. A titre de comparaison, L’ensemble des pays d’Asie du Sud-Est ne représente en revanche qu’une proportion d’environ 10% à 12%. La fin du système de quotas d’exportation imposés par l’union européenne et les Etats-Unis a ouvert de nouvelles perspectives pour la Chine. L’industrie textile est logiquement devenue un pilier de son économie. Elle procure, directement ou indirectement, un revenu à quelque 100 millions de Chinois. Hangzhou, une ville sous provinciale située à 200 kilomètres au sud-ouest de Shanghai, a développé une importante industrie vestimentaire et est surnommée “the city of women’s wear”. Il était donc très intéressant pour nous (deux filles fans de mode) de se déplacer directement dans cette ville et d’en visiter ces nombreuses fabriques. Nous sommes donc arrivés à Hangzhou après un long périple durant lequel la météo ne fut à notre grand regret pas des plus favorables.

Ce matin, toujours à Hanghzou, le réveil fut accompagné d’un petit déjeuner plus exotique que d’habitude. Après nous être dopés de café et de thé, nous avons eu la chance de visiter Hempel International Group, une entreprise multinationale principalement engagée dans le textile féminin. Avant de vous dévoiler de plus amples détails sur la visite, je vous propose quelques mots concernant Hempel. Elle emploie actuellement plus de 6000 employés en Chine, et produit des vêtements pour des marques telles que H&M, Zara ou encore Gap. Son marché est principalement internationale élevé à 90% contre 10% pour la Chine.
En 2002, Hempel commence à créer et designer ses propres marques et installe environ 200 magasins dans le pays. Ses deux marques principales sont Hailive et Nancy destiné à différents segments de consommateurs. Cependant en terme de bénéfices, le marché local et ses propres marques lui rapportent 15% du bénéfice total.Untitled1

Notre visite s’est principalement orientée sur les 2 étages de fabrication des vêtements. Nous étions accompagnés de trois guides chaleureux prêts à répondre à toutes nos questions dont Sabrina. Première observations, les employés sont répartis selon la couleur de leur T-shirt dans différentes sections allant de la découpe du vêtement à l’assemblage des différentes pièces. Aussi, la chaine logistique est contrôlée : les employés étaient installés par paire sur la ligne de production, et chacun d’entre eux s’occupait d’une tâche spécifique pour ensuite passer le vêtement à la prochaine personne. Dans cette même section, Hemple a investit dans des machines japonaises permettant d’automatiser le traitement du vêtement pour des commandes de plus de 5000 pièces.Untitled2

Sabrina, une des guides avec laquelle nous avons particulièrement discuté, nous a appris qu’il faut environ 60min pour un vêtement de qualité tel que H&M et 120min pour un vêtement dit « High Fashion ». En ce qui concerne les prix, nous avons été surpris par la marge encaissée par certaine de nos marques favorites. Mesdames, saviez vous qu’un manteau GAP, par exemple était troqué à l’entreprise pour 29$, alors que celle-ci le revend approximativement à 109$, soit une marge d’environ 80$ ? Bien évidemment, le client (ici GAP) doit prendre en considération les frais de transport, mais Sabrina nous expliqua que le prix ne variait pas tant par le type de produit mais par la quantité d’articles transportés dans un container.Untitled3

En parlant de livraison, Sabrina estime le temps entre la commande par le client et la livraison des articles en magasin à 30 jours. Après la production et la vérification des produits, ceux-ci sont emballés et stockés dans deux hangars. Le plus gros clients d’Hempel international est H&M, c’est pourquoi tout les lundis, 6 camions partent de l’entreprise Hempel en direction du port de Shanghai pour ensuite être transporté dans les différents pays (Europe, Amérique, Australie).Untitled4

Finalement, nous avons été invité à prendre connaissance des bureaux et surtout du Show Room situé dans la section recherche et développement. Cette pièce ressemble à un énorme dressing dont toute les femmes en rêve mais est destiné au designer des clients de Hempel afin de décider des nouvelles collections. Les produits exposés dans cette pièce ne sont pas des vêtements produits directement par Hempel, mais des modèles choisit et acheté par Ana (gestionnaire du Show Room) qui scrute les boutiques à la recherche de la nouvelle tendance. On a pu apercevoir des articles de différentes marques comme Sandro ou encore miss sixty. Par la suite, les designers se retrouvent directement chez Hempel, et choisissent des éléments des modèles proposés par Ana. C’est à dire, qu’un designer peut choisir la matière d’un certain modèle mais préféré la forme d’un autre. Il pourra aussi le personnaliser grâce aux nombreux choix de boutons ou tissus proposés. Apres coup, Hemple s’occupera de la production des habits définit. En outre, pour répondre à une demande en perpétuel changement, Ana modifie ses propositions de vêtements environs tout les 3 à 4 mois, pour chaque saison. Lors de notre visite, les vêtements proposés, étaient destinés à la collection d’habit hiver 2014.Untitled5

Nous sommes revenus avec Ana sur le sujet de la provenance des tissus. Elle a affirmé que la plupart des matières premières provenaient de fournisseurs chinois, cependant certaines entreprises insistent à ce que leurs vêtements soient fait avec du tissu italien, et importent alors le tissu en Italie pour ensuite en faire la production des vêtements. Toutefois, Sabrina nous a informé d’une tendance des clients à vouloir se tourner vers de nouveaux fournisseurs comme le Cambodge (autres exemples) dû à l’augmentation des salaires des employés chinois depuis quelques années. Pour contrer à ce problème, Hempel compte se tourner à l’avenir vers une nouvelle stratégie : celle d’augmenter la qualité du travail des employés. Ce dernier point fut très important à noter puisque ces derniers n’ont pas leurs mots à dire en ce qui concerne les conditions de travail dans ces usines d’autant plus que les autorités chinoises font la sourde oreille face aux différentes revendications ouvrières. L’implémentation de cette nouvelle stratégie permettrait de léguer la production d’articles nécessitant moins de précision à d’autres fournisseurs, et se positionner dans le marché High Fashion dont les prix offerts sont concurrentiels. Elle effectue déjà de nombreux « training » pour les employés de façon régulière.Cela est t-il nous fumes agréablement surprises par les conditions de travail des employés, certes difficiles (Un employé doit travailler 10h par jour) mais moins déplorables que ce que l’on c’etait imaginé : La place dot il dispose pour travaille est beaucoup plus grande que l’on pourrait penser par exemple. Aussi, les employés sont assez jeunes : ils ont entre 18 et 35 ans (après pour des raisons de qualité ils sont considérés selon l’entreprise comme étant moins qualifiés dues à la diminution de leur acuité visuel).

L’industrie du vêtement chinois devrait accélérer le développement des technologies de pointe et l’industrie du vêtement asiatique va connaître une segmentation du marché : la Chine, la Thaïlande et le Vietnam assureront l’essentiel de la production de vêtements haut de gamme, tandis que le Bangladesh, le Myanmar et le Cambodge produiront principalement des vêtements bas de gamme »

Charlotte et Houyam

Rencontre avec les étudiants chinois de la SHUFE

Cet échange inter-culturel était une expérience très enrichissante et extrêmement plaisante. J’ai personnellement eu la chance de recevoir en cadeau ce magnifique “noeud chinois” symbole de décoration dans la fête de printemps chinoise. De plus la discussion avec ma charmante partenaire était si naturelle et amicale que le temps est passé très vite. Malgré cela nous avons eu le temps d’échanger plein d’informations sur leur réelles conditions de vie et leur manière de percevoir les loisirs et les études qui était fort différente de la nôtre.Après un échange d’email et des adieux chaleureux nous avons rapidement créé un contact qui nous permettra de continuer cet échange cross-culture fort plaisant.
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Fabio

Les séances du jeudi après-midi à Geopolis sont finies : place à l’action !!

Tout d’abord, un petit retour sur les vacances de Pâques qui sont maintenant loin à la vue des vacances d’été, mais qui n’ont pas été sans travail pour les teams de Shanghai 2014.

Divisés en groupes les étudiants ont travaillé sur les grandes tendances de la Chine contemporaine : urbanisation, consommation, production, éducation et R&D ainsi qu’ Internet – des thèmes importants qui font souvent la une des journaux et qui caractérisent la croissance de la Chine passée, présente et future…

Pour la séance après Pâques les étudiants ont préparé une présentation de 10 minutes résumant les points-clés de leurs thèmes. L’objectif est double : attirer l’attention sur les tendances et forces macro-économiques que peuvent influencer les business model des entreprises en Chine et sensibiliser les étudiants à suivre l’évolution de ces tendances afin de créer des « experts » en la matière. Ces experts se trouveront chacun dans un groupe pour le projet final, i.e. l’analyse et l’adaptation du business model d’une entreprise étrangère en Chine.

La séance suivante a fait un retour sur la notion de global mindset et mis en scène une activité dans laquelle les Chinois excellent : la négociation ! L’art de la négociation est déjà en soi difficile mais si on y ajoute les contraintes interculturelles, le défi est d’autant plus important. Pour préparer la séance les étudiants ont été assignés soit à l’équipe de négociation chinoise, soit l’équipe américaine ou soit au rôle d’observateur. C’est avec le cas « Negotiation in China: How universal? » que les quatre tables de négociation se sont confrontées (plus ou moins calmement) pour décider de l’ouverture d’un parc d’attraction en Chine. A la clé, des contraintes matérielles, d’emplacement, de budget, de types d’attractions mais surtout les contraintes culturelles, les différents styles de négociation à adopter (direct vs. indirect, individualisme vs. collectivisme, égalitaire vs. hiérarchique, séquentiel vs. holistique).

La négociation se préparant en amont, chaque groupe a du évaluer sa BATNA (Best Alternative to a Negotiated Agreement). Une première entente fut donc déjà nécessaire à l’intérieur du groupe pour définir les objectifs, les rôles et la tactique de négociation. Au final chacun a défendu avec passion ses intérêts – tous les groupes n’ont pas trouvé un accord malgré le fait que les dernières minutes de négociation se soient révélées très efficaces !negociation

Le debrief quant à lui a eu lieu la semaine suivante et est venu clôturer le module « Global Mindset ». La première partie a consisté en une discussion sur les malentendus rencontrés. L’interprétation du langage verbal et non-verbal des Chinois est un des points importants de cette discussion. Le but étant de sensibiliser les étudiants aux signaux de la partie adverse afin de comprendre quand des concessions doivent être faites. En effet, dans une négociation win-win, pour agrandir la part gâteau il est important de se mettre à la place de la partie adverse et voir plus loin, pour construire le « pont » qui permet de dépasser la barrière culturelle.

Ensuite c’est avec le travail de l’artiste Liu Yang et le visionnement de trois petites scènes tirées de films que les étudiants ont été exposés aux différences culturelles dans la vie de tous les jours. Toutes ces activités ainsi que le test « Intercultural Effectiveness Scale » (Kozai Group) ont pour but d’équiper les élèves dans l’optique de construire leur « Global Mindset Roadmap » – l’idée étant d’une part de discuter des concepts les plus pertinents pour un « manager global » et d’autre part de stimuler la réflexion et la projection dans un environnement interculturel et professionnel.

Enfin la séance s’est terminée avec le moment tant attendu, i.e. l’annonce des entreprises et des groupes pour le projet final. Cette année les étudiants travailleront sur C&A, Lacoste, Carefour et Toys’R’us. Dans cette optique, les étudiants devront présenter lors de la dernière séance à Lausanne le modèle d’affaires des entreprises en Suisse/France. La présentation est basée sur les 2 canevas « business model » et « value proposition ». Grâce au généreux soutien de l’équipe Business Model Generation (dirigé par Alexander Osterwalder et le Professeur Yves Pigneur) les étudiants pourront réaliser la modélisation sur Strategyzer.com.

Ainsi la dernière séance fut divisée en deux parties : la présentation des groupes et la présentation des techniques d’entretien. En effet  durant le voyage à Shanghai les étudiants auront l’occasion de rencontrer un manager de leurs entreprises respectives et de poser les questions afin de valider les hypothèses du « business model » en Chine.

Un conseil personnel pour les étudiants : préparez bien l’interview et concentrez-vous sur 3-4 thèmes important, le temps à disposition passe toujours trop vite !

Comment préparer au mieux les élèves à l’entretien ? Réaliser une simulation avec les deux professeurs jouant le rôle du manager «trop sympathique», «ultra-occupé», «binaire», «ultra-directif» ou du manager «parfait». Le but étant de développer une stratégie d’entretien pour éviter ou savoir se sortir de situations délicates.

La fin du semestre s’est voulue festive avec un apéro réunissant les alumnis du voyage à Shanghai 201X marquant ainsi la fin des cours à Geopolis et le début de l’action !

Prochaine étape : rendez-vous dans le lobby du Howard Johnson Caida Plaza le 6 Juillet à 13 heures.

Valeria Pelosini

P.S. : Je me réjouis de lire les récits du voyage! A vous de jouer !!!

Les entreprises de Shanghai 2014

Une partie importante du dispositif pédagogique de Shanghai 201x s’articule autour de la comparaison du modèle d’affaires d’entreprises présentes en Europe et en Chine. Cette année 4 groupes d’étudiants auront la tâche de décortiquer les modèles d’affaires et leurs différences de Lacoste, Carrefour, C&A et Toys’R’Us. D’ores et déjà un grand merci à ces enseignes pour leur soutien.

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Shanghai 2014, c’est parti !

Les 22 étudiants sélectionnés au cours « Doing business in emerging markets » sont désormais à mi-chemin de leur préparation pour le voyage d’études à Shanghai du 6 au 16 juillet 2014.

Grâce à leur passion démesurée pour la transmission du savoir et aux retours enthousiastes des étudiants ayant participé aux éditions 2012 et 2013, les professeurs organisateurs Marc Laperrouza et Maia Wentland ainsi que les généreux sponsors ont relancé le défi du voyage à Shanghai. Cette année le défi est d’autant plus d’important car les modules de préparation au voyage ont lieu tout au long du semestre. Le but étant d’approfondir les connaissances sur l’empire du Milieu et de préparer au mieux les étudiants au choc culturel qui les attend dans quelques mois…

Depuis leur sélection avec une vidéo de motivation de 2-3 minutes en anglais, les élèves se trouvent au nouveau bâtiment du Geopolis tous les jeudis après-midi. Les activités sont plus que variées et l’objectif d’enrichir le « global mindset » est toujours présent dans les séances. En effet, l’un des grands objectifs de ce projet issu du Fond d’Innovation Pédagogique de l’Université de Lausanne, est de sensibiliser les jeunes étudiants d’HEC aux enjeux économiques, sociaux, politiques et culturels de la Chine, pour qu’ils comprennent la nécessité d’adapter le modèle d’affaires et le management à l’environnement local.

Cet état d’esprit global a été introduit dès le début du semestre, lors d’un « focus group » réalisé avec un groupe de 10 élèves volontaires auprès du Centre de Soutien à l’Enseignement. Encore peu conscients de ce large concept les étudiants sont rentrés dans de vives discussions et échanges d’opinions.

Dès la première séance, les élèves ont vite compris que ce cours n’était pas comme les autres. Après la présentation du voyage et des délivrables du cours, les interactions entre étudiants et étudiants-enseignants sont lancées. Les élèves sont amenés à se présenter devant la classe et définir leurs critères de succès du voyage. Ainsi ils commencent à faire connaissance avec les autres participants mais aussi avec eux-mêmes. En effet l’exercice d’écrire 5 principaux talents et téléphoner à 3 personnes pour discuter de ses talents, confirme et parfois surprend sa propre vision de soi (exercice que je conseille à tout le monde, les surprises sont à la clé !). L’exercice devient encore plus intéressant quand il s’agit de repérer un collègue qui n’a aucun de ses propres talents et découvrir une affinité commune pour la reporter sur le tableau.

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Dès la deuxième séance, les étudiants sont mis au travail. Le devoir est écrire son « profil » avec les éléments suivants : La Chine en 3 mots – Un personnage chinois qui m’inspire et pourquoi – Le secteur et/ou la fonction de mes rêves – Mes objectifs pour le voyage et comment je pense m’y prendre pour les réaliser. Si certains aspects sont gardés confidentiels par le professeur, il en résulte une séance de discussions autour de quatre concepts clés : l’économie, la politique, la technologie et la société chinoise. La séance survole aussi les évènements historiques importants de la Chine et est animée à la fois par le chant des Dynasties Chinoises en version « frère Jacques » (très bien interprétée par les élèves☺) ainsi qu’un atelier-dessin visant à prendre connaissance de la carte de la Chine.

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La troisième session voit la participation du premier intervenant externe et met en scène un atelier très original et apprécié par les élèves. Menée en anglais par le Prof. Joe DiStefano, professeur Emeritus à l’IMD, cette séance est loin d’un cours traditionnel. La session est construite autour d’un jeu « Bafa Bafa », qui voit les étudiants divisés en deux groupes : les Alphas et les Betas. Chaque groupe est réuni dans une salle pour exercer sa propre culture sous forme de jeu. Le jeu est bien sûr le même pour les deux groupes mais les règles de jeu et la signification des cartes bien différentes! A chaque tour (trois en total) deux observateurs de chaque équipe doivent sortir de leurs salles pour visiter « l’autre » culture. Le but étant de jouer aux cartes en s’adaptant aux règles voisines. Les deux « étrangers » doivent faire preuve d’un œil observateur, d’adaptation et d’apprentissage rapide ainsi que d’un esprit de synthèse lors du partage de leur expérience avec le reste du groupe – après chaque tour les deux observateurs ont un moment pour partager leur expérience avec leur équipe. Le grand enjeu est alors l’interprétation des scènes vécues. Le but de cet exercice étant de sensibiliser les étudiants aux différences culturelles et d’améliorer leur capacité de surpasser les barrières à l’entrée d’une nouvelle culture.

La quatrième séance est un retour sur les évènements historiques de la Chine contemporaine. Pour cette séance il a été demandé aux élèves de faire ressortir leur esprit critique en répondant à un questionnaire sur deux vidéos d’Arte. Il est à noter que les élèves ont reçu les félicitations du professeur pour leurs réponses aux questions (ceux qui connaissent Marc savent que c’est un évènement rare). Bien que relativement théorique, cette séance est essentielle pour comprendre l’environnement macro-économique en Chine et ses enjeux futurs.

La cinquième séance permet le retour sur les canevas « business model » et « value proposition » développés par Alexander Osterwalder et Professeur Yves Pigneur, à HEC Lausanne. D’autre part elle appréhende quelques notions de la distribution. Conduite par Boris Fritscher, cette séance de travail en équipe permet de replonger les étudiants dans les « best practices » pour le « design » d’un canevas et les techniques de « storytelling ». En fin de séance, les élèves sont armés des techniques d’observation pour pouvoir ensuite les tester sur le terrain : dans le magasin de Manor à Lausanne. En effet, pour la dernière séance avant les vacances de Pâques, les élèves doivent préparer le « business model » et « value proposition » canevas de Manor. Cette fois-ci, la présentation doit être plus que soignée : Pierre-Antoine Binard, directeur finance et stratégie du groupe Manor est le maître de conférence. Après un exercice de questions-réponses mené par M. Binard et quelques conseils de Boris, les canevas (business model et value proposition) sont prêts à être présentées.

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La séance se termine avec la présentation de M. Binard qui révèle les aspects « backstage » du « business model ». Très centrée sur la pratique, cette séance a permis d’élargir les connaissances dans le domaine de la grande distribution, de comprendre comment l’observation sur le terrain doit être menée afin de remplir le plus possible le business model canevas et quels éléments ne peuvent pas être révélés.

Début de semestre très intense pour les 22 étudiants ! La suite se veut prometteuse…

Préparé par Valeria Pelosini, avril  2014

L’éducation en Chine

Notre voyage avait pour but d’activer nos vénérables cerveaux d’universitaires et de les pousser à réfléchir d’une manière totalement différente de ce que nous avions l’habitude jusqu’alors. Nous avons réfléchi sur des thèmes tels que l’innovation, la propriété intellectuelle, les incubateurs, l’urbanisation, et j’en passe… Mais si nous avons parcouru plus de 9000 kilomètres pour s’immerger dans ce nouvel univers, des dizaines de milliers d’étudiants chinois se posent ces mêmes questions chaque jour.

Dans les bureaux de swissnex, nous avons pu parler de l’innovation en Chine avec une ancienne étudiante chinoise. Sans reprendre les propos déjà énoncés dans le post –From « Made in China » to « Innovate in China »-, je peux toutefois rappeler que l’innovation est un sujet central pour le gouvernement afin de maintenir le niveau de croissance actuel. Comment y parvenir ? Une des solutions évidente est de former des talents et c’est ce à quoi Xi Jinping et son équipe travaille dur comme fer. La difficulté cependant, d’après notre « conseillère chinoise » (nous étions divisés en trois groupes de discussion avec chacun une employée de Swissnex d’origine chinoise) se situait au niveau du changement de paradigme : comment passer d’une culture de la copie à une culture de la prise d’initiative. Elle nous expliquait que depuis tout petit les chinois étaient habitués à copier, en faisant référence à l’apprentissage des caractères chinois. Ceci est le point central du système éducatif chinois, le gouvernement doit revoir l’éducation nationale afin de laisser de la place à l’improvisation, l’esprit entrepreneurial, etc. Si le gouvernement investi de plus en plus dans l’enseignement universitaire, et que le nombre de gradués augmente chaque année (+ de 8 millions de diplômés en 2011), l’axe crucial ici reste la qualité des gradués. En effet, si l’on s’en fie au nombre de brevets convertis, la Chine ne talonne toujours pas les premiers du classement (la qualité n’est pas égale à la quantité).sufe

Notre rencontre avec des étudiants chinois de la SHUFE (Shanghai University of Finance and Economics) nous a laissé entrevoir cette procédure de changement. Lors de l’exercice au cours duquel nous devions présenter chacun notre binôme chinois et vice-versa, un bon nombre d’étudiants locaux nous ont confiés leurs volontés d’entreprendre, de créer de nouvelles choses. Un signe éloquent que nous, universitaires occidentaux, ferions bien de prendre au sérieux.

Raphaël Le Hoang

Last but not least!

Dernière journée pour les 21 étudiants de Shanghai 2013. Au programme, séances intenses de préparation le matin et présentations des premiers résultats du travail de terrain l’après-midi – une session “wrap-up” pimentée d’un peu de stress, d’analyse et de feedback.

Après 12 jours passés à goûter différentes spécialités culinaires chinoises (végétarien, spicy-Hunan, fondue mongole ou gastro-Suzhou), les étudiants prennent la main et passent derrière les fourneaux. La désormais mythique leçon de cuisine chinoise est dirigée avec maestria par le chef Mike – un ancien du Ritz-Carlton de Shanghai.

L’équipe “Dim Sum” (au fond) rivalise avec l’équipe “Chinese banquet” pour préparer le repas du soir. Au menu, rouleaux de printemps, raviolis vapeur (push & pinch, push & pinch), nouilles sautées, poulet aux cacahuètes, porc aigre-doux, aubergines et boeuf au piment vert.

 

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Prenant place les uns après les autres dans une cuisine minuscule et surchauffée (40 degrés+), les membres de la brigade “Chinese banquet” envoient avec rythme les différents plats saisis dans un demi-litre d’huile portée à 107 degrés.

Encore quelques bières et c’est fini… à l’année prochaine.

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