Les transports

La Chine est aujourd’hui l’une des premières puissances économiques mondiales, statut qu’elle a acquis en 36 ans grâce en partie à des investissements dans les transports et l’infrastructure. Ce développement incroyable ne s’est pas fait en une nuit, après la proclamation de la république populaire de Chine en 1949 le réseau de transport Chinois, n’était pas une priorité pour le gouvernement qui se souciait d’avantage du secteur primaire. Ce réseau bien que moderne était extrêmement inefficient et a été la cause du blocage des mouvements de charbon depuis les mines et des bien agricoles vers les espaces urbains. Ce n’est que dans les années 80 que ce réseau devient une priorité pour le gouvernement et que de grands investissements sont alors effectués.

En 1985, 2.7 Milliards de tonnes de bien étaient acheminés à travers la Chine. La
propriété et les contrôles des différents types de transports, varient selon leur
importance et leur rôle dans l’économie Nationale :
• Le réseau ferroviaire est détenu par l’état et géré par les ministères des chemins de fer
• Le réseau maritime est détenu et géré par l’état à travers une entreprise publique le COSCO (China Ocean Shipping Company Organisation)
• Le réseau aérien est dirigé par le CAAC (General Administration of Civil Aviation of China)
• Le réseau routier et fluvial incombe à la responsabilité du ministère de la communication

C’est lors du 7ème plan quinquennal (86-90) que les transports ont été décrétés comme la priorité principale de ce plan quinquennal. Afin de financer ces investissements colossaux le gouvernement fait appel aux autorités nationale, locale et privées. Sous ce plan quinquennal la priorité était accordée à la capacité des lignes de chemin de fer existantes en particulier afin d’améliorer le transport de charbon pour arriver à une capacité de 230Mio de tonnes en 1986 (à noter que cette même année les voies de chemins de fer dans leur totalité transportent 1Mia de passagers et 1.3Mia de tonnes de cargaison). D’autres objectifs étaient la construction de 3’600km de nouvelles lignes de chemins de fer ainsi que le dédoublement de 3300km de lignes existantes et l’électrification de 4000km lignes de chemin de fer existantes.

En 1986 la Chine comptait approximativement 962’800km d’autoroutes parmi lesquels 52’000km ont été achevées entre 1980 et 1985. En ce qui concerne les routes, les principaux responsables étaient les entreprises locales. Encore une fois les investissements privés étrangers ainsi que leur expertise ont permis d’accélérer ce processus. Les autoroute Chinoises transportent 660Mio de tonnes de fret et 410Mio de passagers en 1985. A noter que ces autoroutes ont été en partie mises en place afin d’alléger la pression qui régnait sur le système ferroviaire. Il y avait toujours dans les années 80 d’autres modes de transports tels que le vélo et le transport « par animal ». L’automobile est devenue aujourd’hui un mode de transport très important en Chine.

Le réseau fluvial est pour sa part le mode de transport le plus vieux de Chine (cf. visite port hier sur la carte réseau fluvial) mais après les investissement dans l’infrastructure routière et ferroviaire ce mode de transport a perdu de l’importance même si les autorités voient le transport fluvial comme une alternative beaucoup moins chère par rapport aux routes et aux voies de chemin de fer. En 1984 la rivière la plus longue de Chine Yangtze River avait un total de 70’000km de voie maritimes praticables et est devenue la ligne la plus occupée du pays transportant 72% du trafic fluvial Chinois.

Le transport maritime a également un place très importante du fait de la politique d’exportation Chinoise depuis les années 80 comme nous l’avons pu constater lors de notre visite du port de Shanghai aujourd’hui plus grand port du monde.

Le transport aérien prend réellement de l’ampleur en Chine dans les 3 dernières décennies. Des réformes ont amené à la construction et au réaménagement de plusieurs aéroports toujours pour souligner son ouverture vers le monde après plusieurs décennies d’isolation. En 1987 la Chine comprend plus de 229’000 km de routes aériennes domestiques et 94’000 km de routes internationales. Cette année le réseau aérien a connu une croissance de 40% par rapport à l’année précédente. Le CAAC comprend 274 itinéraires aériens et 33 vols internationaux vers 28 villes dans 33 pays. Ainsi que de 200 routes domestiques.

Pour conclure l’un des enjeux principaux de ce développement phénoménal a été l’ouverte économique de la Chine au monde, réagir à une urbanisation toujours plus conséquente par la mise en place de transports efficaces et adaptés aux besoins futurs et présents de la Chine. Un des bémols à ce développement effréné sont les conséquences environnementales à savoir la pollution de l’air, des sols et de l’eau.

Jean-Michel et Matteo

Jeux de société

Les jeux de société en chine sont présents en Chine depuis plusieurs millénaires. Ils font partie intégrante de la culture et sont un des aspects importants de la vie en communauté. En se baladant à pékin par exemple, on peut voir des groupes de joueurs dans la rue, réunis par terre ou sur des petites tables improvisés, jouant au mahjong ou à d’autres jeux. Cette manière de jouer à longtemps participé à la création d’un lien social, de quartier, ou les joueurs se connaissant plus ou moins étaient rejoint par des passants venus observer ou donner des conseils.
Souvent joué par des personnes ayant déjà un certain âge et une certaine maturité et qui mettent leur stratégie et leur intellect à l’épreuve face à d’autres adversaires. Du coup, la jeune génération délaisse ces jeux de rue pour des jeux vidéo, plus solitaire ou en groupe mais en tout cas online.

Tels que Starcraft ou d’autres MMORPG, ou même ces même jeux de société mais dans leur version informatiques. Le gouvernement chinois pratique une politique de répression vis à vis des jeux d’argents, malgré le fait que les chinois soient réputés friands de ces pratiques. Les jeux de société de rue sont une zone grise, ou l’implication d’argent est partiellement tolérée. Parfois, les joueurs n’utilisent pas de billets directement mais des cartes représentant une certaine valeur, à l’image des chips au poker en occident. Nous allons nous concentrer sur trous jeux emblématiques de la culture et de l’histoire chinoise : Les échecs chinoises, le go et le mahjong.

Les échecs chinois, le « Xiangqi », ont un ancêtre commun avec leurs homologues occidentaux avec lequel ils partagent beaucoup de similitudes. Les pièces ressemblent aux échecs classiques, car il y a le fou, la tour (chariot) et un roi. Mais il y a tout de même certaines différences, par exemple la disposition initiale ou bien une pièce additionnelle appelée canon qui permet de supprimer une pièce en diagonale ou horizontale comme la tour seulement si une autre pièce se trouve entre ces deux. De plus il se joue plutôt avec des jetons plats et non avec des figurines comme nous en avons l’habitude, et le cheval ne peut pas sauter au-dessus d’autres pièces.
Le mahjong est un jeu de stratégie et de chance longtemps joué par les plus anciens. Le but étant de former des familles avec, à l’origine, des tuiles en ivoires, peu à peu remplacées par des tuiles en plastiques ou des cartes. Souvent accompagnées de mises d’argent ce jeu est plus qu’un simple passe-temps pour la plupart des joueurs aguerri.

Le dernier jeu qui vaut la peine d’être mentionné est le go. Le go a une origine quelque peu floue car d’abord trouvé en Chine il est malgré cela beaucoup plus joué et apprécié au Japon. Ce jeu consiste à placer des pierres noires ou blanches à tour de rôle sur un goban (plateau avec 19×19 intersections) dans le but de conquérir des territoires.

Bref, ces différents jeux ne sont pas réservés aux enfants comme on peut le constater en Occident mais plutôt pratiqués par toute une communauté mature et spécialisée dans ces activités.

Eliot et Fabio

Texte-tile

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Avec 35% des exportations mondiales de vêtement, la Chine est considérée comme le meneur mondial de l’industrie textile. A titre de comparaison, L’ensemble des pays d’Asie du Sud-Est ne représente en revanche qu’une proportion d’environ 10% à 12%. La fin du système de quotas d’exportation imposés par l’union européenne et les Etats-Unis a ouvert de nouvelles perspectives pour la Chine. L’industrie textile est logiquement devenue un pilier de son économie. Elle procure, directement ou indirectement, un revenu à quelque 100 millions de Chinois. Hangzhou, une ville sous provinciale située à 200 kilomètres au sud-ouest de Shanghai, a développé une importante industrie vestimentaire et est surnommée “the city of women’s wear”. Il était donc très intéressant pour nous (deux filles fans de mode) de se déplacer directement dans cette ville et d’en visiter ces nombreuses fabriques. Nous sommes donc arrivés à Hangzhou après un long périple durant lequel la météo ne fut à notre grand regret pas des plus favorables.

Ce matin, toujours à Hanghzou, le réveil fut accompagné d’un petit déjeuner plus exotique que d’habitude. Après nous être dopés de café et de thé, nous avons eu la chance de visiter Hempel International Group, une entreprise multinationale principalement engagée dans le textile féminin. Avant de vous dévoiler de plus amples détails sur la visite, je vous propose quelques mots concernant Hempel. Elle emploie actuellement plus de 6000 employés en Chine, et produit des vêtements pour des marques telles que H&M, Zara ou encore Gap. Son marché est principalement internationale élevé à 90% contre 10% pour la Chine.
En 2002, Hempel commence à créer et designer ses propres marques et installe environ 200 magasins dans le pays. Ses deux marques principales sont Hailive et Nancy destiné à différents segments de consommateurs. Cependant en terme de bénéfices, le marché local et ses propres marques lui rapportent 15% du bénéfice total.Untitled1

Notre visite s’est principalement orientée sur les 2 étages de fabrication des vêtements. Nous étions accompagnés de trois guides chaleureux prêts à répondre à toutes nos questions dont Sabrina. Première observations, les employés sont répartis selon la couleur de leur T-shirt dans différentes sections allant de la découpe du vêtement à l’assemblage des différentes pièces. Aussi, la chaine logistique est contrôlée : les employés étaient installés par paire sur la ligne de production, et chacun d’entre eux s’occupait d’une tâche spécifique pour ensuite passer le vêtement à la prochaine personne. Dans cette même section, Hemple a investit dans des machines japonaises permettant d’automatiser le traitement du vêtement pour des commandes de plus de 5000 pièces.Untitled2

Sabrina, une des guides avec laquelle nous avons particulièrement discuté, nous a appris qu’il faut environ 60min pour un vêtement de qualité tel que H&M et 120min pour un vêtement dit « High Fashion ». En ce qui concerne les prix, nous avons été surpris par la marge encaissée par certaine de nos marques favorites. Mesdames, saviez vous qu’un manteau GAP, par exemple était troqué à l’entreprise pour 29$, alors que celle-ci le revend approximativement à 109$, soit une marge d’environ 80$ ? Bien évidemment, le client (ici GAP) doit prendre en considération les frais de transport, mais Sabrina nous expliqua que le prix ne variait pas tant par le type de produit mais par la quantité d’articles transportés dans un container.Untitled3

En parlant de livraison, Sabrina estime le temps entre la commande par le client et la livraison des articles en magasin à 30 jours. Après la production et la vérification des produits, ceux-ci sont emballés et stockés dans deux hangars. Le plus gros clients d’Hempel international est H&M, c’est pourquoi tout les lundis, 6 camions partent de l’entreprise Hempel en direction du port de Shanghai pour ensuite être transporté dans les différents pays (Europe, Amérique, Australie).Untitled4

Finalement, nous avons été invité à prendre connaissance des bureaux et surtout du Show Room situé dans la section recherche et développement. Cette pièce ressemble à un énorme dressing dont toute les femmes en rêve mais est destiné au designer des clients de Hempel afin de décider des nouvelles collections. Les produits exposés dans cette pièce ne sont pas des vêtements produits directement par Hempel, mais des modèles choisit et acheté par Ana (gestionnaire du Show Room) qui scrute les boutiques à la recherche de la nouvelle tendance. On a pu apercevoir des articles de différentes marques comme Sandro ou encore miss sixty. Par la suite, les designers se retrouvent directement chez Hempel, et choisissent des éléments des modèles proposés par Ana. C’est à dire, qu’un designer peut choisir la matière d’un certain modèle mais préféré la forme d’un autre. Il pourra aussi le personnaliser grâce aux nombreux choix de boutons ou tissus proposés. Apres coup, Hemple s’occupera de la production des habits définit. En outre, pour répondre à une demande en perpétuel changement, Ana modifie ses propositions de vêtements environs tout les 3 à 4 mois, pour chaque saison. Lors de notre visite, les vêtements proposés, étaient destinés à la collection d’habit hiver 2014.Untitled5

Nous sommes revenus avec Ana sur le sujet de la provenance des tissus. Elle a affirmé que la plupart des matières premières provenaient de fournisseurs chinois, cependant certaines entreprises insistent à ce que leurs vêtements soient fait avec du tissu italien, et importent alors le tissu en Italie pour ensuite en faire la production des vêtements. Toutefois, Sabrina nous a informé d’une tendance des clients à vouloir se tourner vers de nouveaux fournisseurs comme le Cambodge (autres exemples) dû à l’augmentation des salaires des employés chinois depuis quelques années. Pour contrer à ce problème, Hempel compte se tourner à l’avenir vers une nouvelle stratégie : celle d’augmenter la qualité du travail des employés. Ce dernier point fut très important à noter puisque ces derniers n’ont pas leurs mots à dire en ce qui concerne les conditions de travail dans ces usines d’autant plus que les autorités chinoises font la sourde oreille face aux différentes revendications ouvrières. L’implémentation de cette nouvelle stratégie permettrait de léguer la production d’articles nécessitant moins de précision à d’autres fournisseurs, et se positionner dans le marché High Fashion dont les prix offerts sont concurrentiels. Elle effectue déjà de nombreux « training » pour les employés de façon régulière.Cela est t-il nous fumes agréablement surprises par les conditions de travail des employés, certes difficiles (Un employé doit travailler 10h par jour) mais moins déplorables que ce que l’on c’etait imaginé : La place dot il dispose pour travaille est beaucoup plus grande que l’on pourrait penser par exemple. Aussi, les employés sont assez jeunes : ils ont entre 18 et 35 ans (après pour des raisons de qualité ils sont considérés selon l’entreprise comme étant moins qualifiés dues à la diminution de leur acuité visuel).

L’industrie du vêtement chinois devrait accélérer le développement des technologies de pointe et l’industrie du vêtement asiatique va connaître une segmentation du marché : la Chine, la Thaïlande et le Vietnam assureront l’essentiel de la production de vêtements haut de gamme, tandis que le Bangladesh, le Myanmar et le Cambodge produiront principalement des vêtements bas de gamme »

Charlotte et Houyam

Visite de Huawei

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Jeudi nous avons eu la chance d’être chaleureusement accueillis dans les locaux de Huawei à Shanghai. Il s’agit d’une multinationale chinoise productrice d’hardware et de software visant les segments B2B et B2C (comptant uniquement pour 25% de leur activité). En 2013, le chiffre d’affaires a été de 238 millards de Yuan (CHF 34 milliards). C’est la 3ème entreprise qui dépose le plus de brevets dans le monde !

Pour vous donner une idée : le centre de recherche et développement de Shanghai compte plus de 8’000 ingénieurs opérant sur 227’000 m2. Le cœur du business se situe donc sur la R&D avec comme ambition de devenir le leader mondial d’ici à 2015.

A notre arrivée, une phrase d’accueil à notre intention était diffusée sur les écrans de la réception de Huawei. Cette dernière nous a agréablement surpris. Un photographe était présent pour immortaliser ce moment (photo).

Nous avons ensuite eu une visite détaillée sur les activités de Huawei principalement sur les réseaux de télécommunications. En effet, Huawei optimise la performance et la taille des antennes afin de minimiser les coûts liés, entre autres, à la location de l’emplacement. De plus, Huawei produit de puissants serveurs capables de gérer 17 millions d’appels. Impressionnant, non ?
La technologie Huawei est présente dans le monde entier à travers des partenariats avec les différents opérateurs mobiles.
Cette visite a été très enrichissante bien que très technique.

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A la fin de la présentation du hardware, nous avons été conviés dans une salle de réunion où nous avons rencontré Roland Sladek, responsable de la communication. Pour se lancer dans le B2C, Huawei développe des smartphones. Pour faire connaître la marque au niveau global, l’entreprise met  l’accent sur la communication. Elle adapte le business model en proposant des produits différents, comme des téléphones mobiles à deux cartes SIM pour les pays émergents. En effet, les pays émergents utilisent principalement le “prepaid”. De plus, les consommateurs possèdent plusieurs cartes SIM de différents opérateurs afin de communiquer à moindre coût.

Selon le responsable de la communication, les trois forces majeurs de Huawei sont : la connaissance du monde de la communication, la performance en recherche et développement et la bonne relation avec les opérateurs de téléphonie mobile.

Avant de partir, chaque membre du groupe s’est vu offrir une souris ainsi qu’un tapis de souris Huawei. Nous souhaitons remercier Huawei pour leur accueil et les « goodies » !

Elena et Laura

Firmenich nous a mis au parfum !

Mardi 8 juillet nous avons eu l’occasion d’assister à la présentation de Monsieur Pierre-Alain Ceralli, vice-président de la R&D pour les arômes de la société Firmenich, pour la zone Asie du Nord.

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Firmenich est une entreprise suisse de création d’arômes alimentaires et de parfums, fondée en 1895 par Philippe Chuit, un chimiste suisse, et dont le siège social se trouve à Genève. Le PDG actuel  depuis juillet 2002 est Patrick Firmenich, il fait partie de la 4ème génération aux commandes de la société.

C’est la plus grande société privée et familiale et le leader du marché mondial dans le parfum, l’arôme et les saveurs, juste derrière Givaudan, une autre entreprise genevoise cotée au SMI (Swiss Market Index). Firmenich a aujourd’hui une réputation mondiale tout en restant une entreprise familiale, elle dispose de 22 usines, d’une cinquantaine de sociétés, de 23 filiales dans le monde et a plus de 6’000 employés dans 64 pays.

En plus de la production et de la synthèse de parfums, la société fabrique également des arômes synthétiques de multiples saveurs (création d’un substitut de framboise en 1938, puis des substituts de citron et de fraise). L’arôme de synthèse est de plus en plus demandé par l’industrie agro-alimentaire.

Firmenich a ouvert un nouveau centre de recherche et développement à Shanghai. Il s’occupe principalement de la région Asie-Pacifique ainsi que des programmes mondiaux d’innovation du groupe. Il a en effet été décidé de renforcer leur présence en Chine en terme d’innovation pour élargir leur pipeline de développement. Ce site représente le troisième “pôle d’innovation critique” de la société dans le monde entier, rejoignant les centres d’Europe (à Genève) et d’Amérique du Nord (à Princeton). La nouvelle installation intègre des laboratoires dans  toutes les disciplines scientifiques du groupe, dont la découverte et le développement d’ingrédients ainsi que les technologies pour améliorer la performance des parfums et saveurs, leur perception et leur livraison.

“China has over two thousand years of rich heritage in flavors and fragrances,” said Dong Fang Chen, Firmenich’s president, China. “By expanding our R&D strength here, we are committed to understanding the diverse tastes and needs of Chinese consumers in order to design and create products that will delight them.”

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L’objectif de la société est de devenir non seulement la référence mais également la préférence des clients et parties prenantes en matière d’essences industrielles, ainsi que de se focaliser sur l’excellence d’exécution tout au long de la chaîne de production.
La différence principale entre la parfumerie et les arômes, est que ces derniers sont incorporés dans l’industrie agro-alimentaire (Coca, Pepsi, Nestlé, Unilever, etc.). Firmenich injecte donc généralement les arômes créés dans les produits de ses clients. Alors que pour les parfums, l’entreprise crée le produit avec son client selon ses propres objectifs. Ce qui est particulier dans le secteur du parfum en Chine est que Firmenich ne s’occupe pas de la parfumerie fine car la demande chinoise est trop faible, et souvent les chinois n’achètent un parfum que pour le statut social et il doit donc être créé en France ou aux Etats-Unis pour garder cet aspect de prestige. Le parfum reste cependant important sur le marché chinois dans les catégories suivantes : home care (Colgate, lessives, détergents, adoucisseurs, etc.) et body care (shampoing, gel douche, cosmétiques). De plus, il faut savoir que plus de 90% des arômes vendus sont produits localement.

Grâce à la visite de cette entreprise nous avons pu constater qu’elle faisait constamment preuve d’une grande innovation et nous remercions chaleureusement monsieur Ceralli pour sa présentation et l’opportunité de découvrir l’univers des arômes industriels.

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Et comme nous l’a si bien dit notre guide des jardins aromatisés :
“Comme les peintres jouent avec les couleurs, nous nous jouons avec les odeurs”

Charlotte et Alexandra

Le Mahjong

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Le mahjong est un jeu de société pratiqué depuis presque un millénaire en Chine. Notre premier contact avec le mahjong a été par le biais d’un cours dispensé par une spécialiste à Shanghai. Le contexte était aussi amusant que l’activité en elle-même. Pour arriver au lieu du cours, nous avons passé par une arrière- cours typique des petits immeubles de deux étages de la ville. Le jeu en tant que tel est assez complexe, surtout la phase distribution des « blocs ». Une première partie d’entrainement et d’identification des caractères chinois pour reconnaitre les différentes familles et la numérotation des éléments du jeu n’a pas été superflue. Après environ une demi-heure d’introduction, nous avons sommes rentré dans le vif du sujet : notre première partie de mahjong. C’est à ce moment que nous nous sommes rendu compte que même sans comprendre encore toutes les subtilités  et avec une fluidité de jeu toujours assez aléatoire, les automatismes ont commencé à se créer et le plaisir de jouer s’est directement installé. Fin de partie : égalité, personne n’a gagné. Il n’en fallait pas moins pour attiser l’esprit de compétition. C’est donc à la deuxième partie que les choses sérieuses ont commencé. La phase de découverte était passée et nous jouions pour gagner ! Et l’autre élément clé du mahjong dans la culture chinoise est arrivé : parier de l’argent ! En effet, dans un contexte actuel ou les jeux d’argent sont interdits, le mahjong et les jeux de société en général, sont une soupape à cette pratique qui représente une zone grise, encore partiellement tolérée par le gouvernement. Mais encore une fois, il a fallu apprendre la manière de parier : une première partie de l’argent est une mise de base commune, semblable à notre poker occidental, mais une deuxième partie est fonction des blocs « fleurs » récoltés par les joueurs au cours du jeu. Au final, nous avons tous énormément apprécié cette activité ludique et ce fut un bon moment de détente au milieu d’autre activités plus sérieuses orientées sur le business, et un certain nombre d’entre nous envisage sérieusement d’y rejouer à l’occasion à notre retour en Suisse.

Les transports en Chine

 

Malgré les aprioris hérités de nos mentalités européennes, les transports en Chine sont très efficients. En effet les trains arrivent à l’heure, les bus sont climatisés et les métros sont bien mieux gérés que par nos amis des TL. Il est toutefois à noter que notre point de vue sur les transports est biaisé par ceux que nous avons pris essentiellement à Beijing et Shanghai et nous pensons que des surprises peuvent encore attendre à l’intérieur du pays… Bonnes ou mauvaises d’ailleurs.  Notre expérience du bus pris à la gare de Yiwu était assez dépaysante mais très amusante. Les gens attendent en masse devant les places réservées aux véhicules qui les emmèneront à destination et l’entrée dans le bus devient sportive. La place assise est une chose rare, réservée aux plus rapides, aux plus malins, ou aux plus forts.  Pour les plus faibles, il ne reste que la possibilité de rester debout, collé aux autres passagers qui peuvent avoir les mains baladeuses. Notre ami Robin en a fait les frais en se faisant subtiliser son portemonnaie.

Gare de Shanghai

Gare de Shanghai

Dans l’ensemble nos expériences respectives en transports public Chinois ont été plutôt positives, les métros de Shanghai et Pékin couvrent des distances  (environ 1.5km entre chaque arrêt) à la hauteur de la grandeur de ces mégapoles. Cela ne s’arrangera probablement pas au vu de la croissance urbaine phénoménale. De ce fait, les lignes de métro et de bus existantes ne devraient pas suffire à l’afflux d’usagers et devraient s’accroitre ou se multiplier.

 

En ce qui concerne le réseau ferroviaire, celui de la Chine couvre intensément une grande partie du pays et plus ponctuellement les régions isolées de l’Ouest. Il existe même une ligne rejoignant le Tibet, fréquentant des passages à 3000m d’altitude. Pour ce qui est des lignes de l’Ouest, il existe des trains standards, roulant à des vitesses respectable pour faire le lien avec les villes périphériques aux mégalopoles. Ce fut le cas de notre expérience de transit à Yiwu en passant par Hangzhou depuis Shanghai. Il est à noter que les trains sont d’une ponctualité minutieuse et que la seconde classe chinoise est bien plus spacieuse et confortable que celle de nos amis des CFF, et encore plus si cela est possible que celle de nos amis chers de la SNCF. De plus, le système ferroviaire chinois propose des voyages entre les mégapoles dans des trains voyageant (voyage voyaaaaaage) à plus de 300 km/h. Lors de notre transfert entre Beijing et Shanghai, il était intéressant de constater que des villes fleurissaient tout au long de la ligne. Cela laisse à présager que dans les années à venir, des arrêts supplémentaires apparaitront au bon gré de l’urbanisation rapide que connaît la Chine.

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Chantier de nouvelles agglomérations sur la ligne Beijing-Shanghai

Matteo Knobel & Jean-Michel Fäh

Lacoste en Chine

Premier jour de field work : Rendez-vous avec le CFO de Lacoste Chine pour certains, et visite du magasin Lacoste pour les autres.

A notre arrivée, nous avons été accueilli par la réceptionniste qui nous a emmené dans une salle de conférence où allait se dérouler l’entretien avec un des responsables de Lacoste en Chine. Nous avons eu l’agréable surprise qu’il ne soit pas seul : il a décidé d’emmener un de ses collègues. Nous avons commencé l’interview qui s’est déroulé sans aucune embuche : le responsable Lacoste avait très bien préparé les questions que nous lui avions fait parvenir avant notre rencontre. Les discussions que nous avons eues avec nos deux hôtes nous ont apportés des informations supplémentaires très utiles pour le rapport final.

Nous avons abordé plusieurs sujets, tels que le positionnement de Lacoste en Chine, leur système de production, les différents partenariats contractés, etc. A la fin de notre entretien, ce groupe a eu la chance de visiter les bureaux de Lacoste à Shanghai et d’assister un bref moment à un shooting photo de la marque. Très impressionnant!

Pendant ce temps là, le reste du groupe visitait le magasin Lacoste. Cette visite était une belle petite aventure. Lorsque nous sommes arrivés devant le premier magasin que nous souhaitions analyser, il n’existait plus. Nous nous sommes donc rendus au deuxième magasin que nous avons facilement trouvé (et qui existait toujours) dans un centre commercial. Bien exposé et bien visible depuis l’extérieur, le magasin était très lumineux et offrait une bonne visibilité des produits. La ressemblance avec le magasin Lacoste de Lausanne était frappante : même type d’étagères, même nombre de produits par rayon. Néanmoins, nous avons noté certaines différences au niveau des prix (légèrement plus élevés par rapport à la Suisse), au niveau des couleurs (plus flashy) et moins d’allusions au sport. En effet, nous avons observé qu’en Chine, les consommateurs prêtent moins attention à l’image sportive que véhicule Lacoste en Europe. Quant au service, les vendeuses ne parlaient malheureusement pas anglais mais ont malgré tout essayé de nous venir en aide.

Lacoste Magasin

Le Fake Market de Shaghai est un bon baromètre pour voir si la marque est populaire ou non. Nous avons donc été faire un tour devant les stands masculins, et dès le premier on nous a proposé un polo Lacoste. Lorsque nous avons pénétré la boutique, nous ne voyions aucun autre polo de la marque. Nous avons donc demandé au vendeur s’il avait d’autres choix et il nous a emmené dans une petite salle cachée derrière des rideaux d’habits dans lesquels se trouvait toute une gamme de polos Lacoste de toutes couleurs. Nous remarquons donc que les sanctions de contrefaçons de Lacoste sont bien mises en place et que les vendeurs sont plus prudents. Ce phénomène prouve que la marque est encore populaire.

 

L’entretien et la visite ont été très enrichissants et nous ont permis de compléter notre modèle d’affaires tout en apportant des informations supplémentaires.

 

C&A

L’entreprise familiale C&A, filiale du groupe COFRA, fût créée en 1841 par deux frères, Clemens et August Brenninkmeyer aux Pays-Bas. Sa vision est de proposer des produits de qualité à prix abordables. Les produits proposés par la marque sont des vêtements et accessoires vestimentaires prêt-à-porter  dont les caractéristiques discriminantes sont principalement la simplicité, les prix atteignables et la durabilité par l’utilisation de matériaux tels que le bio-coton.

Son implantation en Chine est maintenant affirmée puisqu’elle compte aujourd’hui 55 magasins dans 22 villes chinoises. Notre tâche fût d’identifier les caractéristiques principales des business model suisses et chinois de la marque puis de souligner les divergences stratégiques selon le pays. Des recherches approfondies et visites de magasins nous ont permis de visualiser assez précisément les aspects stratégiques. De manière à comprendre précisément le marché chinois et le fonctionnement de l’entreprise en Chine, nous avons complété nos recherches par l’interview d’une employée.

Il fût intéressant d’effectuer ce travail en Chine afin de remarquer que le système de transparence propre à celui d’une entreprise familial pouvait s’étendre jusqu’à l’Extrême-Orient. Pour nous, la vraie plus-value d’une telle expérience fût de réaliser à quel point les stratégies de vente de certains produits tels que les vêtements doivent être adaptés à des caractéristiques culturelles selon le pays d’implantation. Ayant auparavant étudié le modèle d’affaires suisse de l’entreprise et compris l’importante portée d’un produit durable au niveau du consommateur, nous avons constaté des divergences à ce sujet lors de l’analyse du marché chinois de C&A. En effet, la durabilité est un critère qui pèse bien moins en Chine qu’en Europe au niveau du consommateur individuel, caractéristique propre aux pays émergents.

Les caractéristiques culturelles chinoises sont considérablement prises en compte par l’entreprise dans l’adaptation de sa stratégie. Une particularité du peuple chinois est l’appréhension à « perdre la face », et l’individu tâche sans cesse de minimiser les risques de survenance d’une situation embarrassante qu’il pourrait provoquer en faisant des erreurs dans sa tenue vestimentaire. C&A cherche donc à aider le consommateur chinois dans cette minimisation du risque en proposant des articles tendances mais très simples, que le client peut utiliser dans divers contextes. L’entreprise suggère même des « templates » de tenues pour le travail, l’école, les loisirs, et même les stages.

En somme, cette expérience nous aura appris que de mêmes produits peuvent être vendus de manière drastiquement différente d’un bout à l’autre de la planète selon les caractéristiques culturels des pays dans lesquels les entreprises s’implantent. Toutefois, C&A ne semble pas avoir encore totalement percée le marché chinois contrairement à ses concurrents H&M ou Uniqlo, dont les modèles d’affaires semblent plus « universel » et requérir moins d’adaptabilité. Le problème de C&A proviendrait-il plus de sa vision que d’une certaine quantité d’efforts stratégique dans son expansion mondiale ?

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L’équipe C&A

“Le havre de paix du voyage”

La journée s’annonce bien avec une petite brise du matin en plein coeur de la ville de Hangzhou – chef-lieu de la province de Zhejiang. Après une visite riche en découvertes dans les ateliers de couture et de travail de tissu à l’usine Hempel et High Fashion Company, Maia et Marc nous ont emmené dans un des endroits les plus apaisants et régénérants de toute notre voyage qu’est le temple bouddhiste Lingyin “灵隐” - signifiant “la retraite de l’âme” littéralement.

Sitôt que nous fûmes entrés dans le périmètre, l’immensité de la surface du temple se fit d’emblée sentir. Surmonté par de grands bois et de vastes clairières, le charme du lieu sacré semble bien se déployer davantage.

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Les sculptures de multiples bouddhas dans de diverses positions ont tous attiré notre attention et stimulé notre curiosité. Notre guide chinoise nous conta ensuite l’histoire qui lie ces derniers dans leur époque respective. Le plus éminent de tous étant le Bouddha Sakyamuni, le précurseur et prophète de la religion (philosophie) bouddhique que nous connaissons aujourd’hui. Ayant atteint par lui-même la voie de la non-souffrance, l’élevant à l’éveil ultime – communément sous le nom de “nirvana” – les adeptes bouddhistes n’hésitent aucunement d’accourir à ce lieu sacré afin de le vénérer, en signe de bonheurs, joies et prospérité.

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Elle nous a fait également part de divers mythes populaires, faisant figurer certains esprits protecteurs sous forme d’êtres humains, tels que les protecteurs des 4 directions (nord, est, ouest et sud) dans le temple du Bouddha joyeux (le petit gros bouddha). Ceux-ci sont supposés lui tenir pour bouc émissaire et éviter tout mal à son encontre. Notre guide continuant de nous informer des pratiques usuels des bouddhistes, nous remarquons soudainement de petites statues de bouddhas assemblés, s’imbriquant, et formant une sorte de petites pagodes. Selon ses dires, les pratiquants fervents faisant des actes de bienfaisance et des donations se font usuellement graver leur nom sur le dos de ces dernières en signe de chance et félicités de la vie.

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S’immergeant davantage dans le temple, nous sommes de surcroît impressionnés par d’énormes effigies de Bouddha en de couleurs vives et en or éclatant. Subjugués par leur somptueuse magnificence, nous nous situons dans lieu même où se tient les cultes bouddhistes (encens, prières etc.). Les Bouddhas en position de lotus représentant la voie par la méditation attirent véritablement nombre d’adeptes et de touristes. Les animaux des 12 cycles horoscopes chinois sont représentés en des héros humains, entourant de manière impressionnante l’effigie du prophète bouddhiste.

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D’autres objets spirituels importants ont tout aussi bien retenu notre attention telles que les “trophées” en or dans un petit monastère à l’intérieur du lieu sacré. Les noms des moines ayant accumulé de considérables mérites y sont gravés, et exposés au grand public, commémorant leur accomplissement et contributions tant à la philosophie bouddhique qu’à l’établissement du lieu sacré Lingyin.

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À la sortie, nous nous sommes retrouvés avec tous les membres du groupe ainsi que les professeurs et la guide. Le lieu nous laisse ainsi un sentiment très apaisant, ressourçant et régénérant grâce à l’harmonie saisissante qui y régnait. Imaginant le temple Lingyin avec moins de touristes, animé par les chants des soutras des moines, dans un climat doux et paisible, nous nous croirons presque dans un lieu idyllique où l’homme coexiste à merveille avec les éléments de la nature.

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Nous remercions ainsi vivement de notre guide chinoise – Kelcy – de nous avoir si bien imprégnés aussi bien dans l’histoire des religions de la chine, que dans ce milieu spirituel singulier et saisissant.

Alexandre Clemente et Pichteerath Pangphairee